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Dents serrées, dents pointues.. Et aussi quelques dents longues.

Panneau électoral à Saint-Gilles
DOSSIER ÉLECTORAL

 

À Saint-Gilles, pour tout dire, les jeux sont plus serrés qu’on ne l’espérait. Continuer la lecture de Dents serrées, dents pointues.. Et aussi quelques dents longues.

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Brochure programme du parti QQVF

couverture de la brochure électorale de la liste QQVF

 

Dans cette brochure, en tant que tête de liste de QQVF (Qu’est-ce qu’on va faire?), j’expose le pourquoi de mon engagement, ma vision de ma belle Commune, et de ses problèmes, et j’évoque de manière synthétique quelques solutions et quelques objectifs que l’on pourrait tenter de conférer à la politique communale. Cette agréable brochure, réalisée, comme toujours dans l’urgence, avec les moyens du bord, se clôt par cette proposition: faire de Saint-Gilles un territoire zéro chômeur.

 

Paul Willems

brochure_elections_communales.pdf

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Le vieux monde et le nouveau

Fête en l'honneur de l'inauguration d'un square Lumumba à Bruxelles le 30 juin 2018

LETTRE

 

Bonjour M.,

Je viens de lire l’article dont L. me donne la référence, et que tu lui as communiqué pour que j’en discute avec B.. Continuer la lecture de Le vieux monde et le nouveau

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Histoire et tabous

 

Un débat. Un débat important un vendredi soir au Piano fabriek à propos du crâne d’un roitelet africain que possède le musée d’histoire naturelle. Mais surtout à propos de la liberté d’expression, ou de la presse, selon les cas. Nullement parce que celle-ci refuse de faire de la possession d’un crâne un sujet d’actualité de première importance, d’en parler à tour de bras, de solliciter l’attention du grand public pour que ce dernier se prononce en faveur de la restitution de cet objet à ses légitimes ayant droit. Continuer la lecture de Histoire et tabous

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R.D.C., les dés sont-ils complètement pipés?

Depuis belle lurette, une seule solution s’offre aux pays africains. En cas d’élection ou pas, les seuls candidats possibles, sont, à vrai dire, les candidats des multinationales. Jamais les candidats des peuples. Les dés sont systématiquement pipés. Des pressions énormes servent à mettre en place des marionnettes qui sont souvent en même temps de solides criminels. Lorsque des peuples essaient de mettre en place des dirigeants qui les représentent davantage qu’ils ne représentent des multinationales, cela se solde par des catastrophes, par des putschs organisés depuis l’étranger, voire par des guerres. Depuis vingt ans, au Congo, cette logique ne fonctionne plus qu’en partie. La majorité en place est en partie issue de la révolution de 1997. Après vingt ans de critiques insupportables, de bashing antigouvernemental et anti-congolais, ce faible acquis risque d’être remis en cause. A vrai dire, c’est l’impasse. Il a été décidé de mettre fin une fois pour toute à une telle autonomie directionnelle en on ne voit pas très bien ce qui pourrait empêcher un chouchou de la communauté internationale de l’emporter aux élections, à supposer qu’elles aient jamais lieu. La démocratie est quelque chose d’étrange. Si les masses ne se rangent pas derrière une personne, une seule, une personne qu’elles reconnaissent, qu’elles connaissent, dans laquelle elles ont des raisons de croire, elles élisent des figures de second rang, des candidats qui leur sont présentés par les médias, par la presse internationale, par des médias à la solde des multinationales ou des organisations internationales, bref par des médias indépendants, elles perdent la partie. Or comme Joseph Kabila ne peut se représenter aux élections, les masses n’ont aucun candidat en lequel croire. La majorité présidentielles compte des hommes remarquables, mais elles ne les connaissent pas. Et rien n’est fait pour qu’elles les découvrent et pour qu’elles les choisissent. La raison en est simple. Si la majorité présidentielle ne fait pas campagne pour un candidat de son camp, c’est que cela ne ferait qu’exacerber les choses, que provoquer les critiques, qu’inciter à la révolte. On connait ce genre de révolte qui se fomentent depuis les capitales étrangères, et dont l’argent des multinationales finance la propagande qui est relayée à peu près au même moment dans tous les foyers du monde. Se ranger en ordre de bataille autour d’un candidat, ce serait tendre la perche à toutes sortes de gens pour poursuivre le bashing auxquels ils n’ont jamais cessé de recourir. Les mauvais candidats ne se vendent jamais aussi bien que lorsqu’il leur est donné la possibilité de critiquer les bons sans que ceux-ci n’aient la possibilité de répliquer. Et ils ne le peuvent pas puisqu’ils ne contrôlent aucune organisation internationale, puisqu’ils n’ont pas d’industrie qui leur permettrait de fabriquer des missiles et des bateaux de guerre non plus.
Au Venezuela, Chavez a pris soin d’organiser sa succession, ce qui seul a permis à sa majorité et aux principes qu’elle défend, de se maintenir au pouvoir, mais, chaque fois, à chaque élections, et même entre elles, ce sont des scrutins à hauts risques, des tentatives violentes de coups d’état, des campagnes mensongères atroces, relayées par les grands pays prétendûment démocratiques.
Ces soi-disant pays démocratiques sont en fait des citadelles d’usuriers pressés par le besoin d’asservir le reste du monde, pour lui extorquer son argent d’une part, ses ressources naturelles en second lieu, et enfin sa main d’œuvre, d’autre part, aux pays moins riches. Qui dit asservir, dit provoquer une afflux de réfugiés, et les faire travailler pour deux fois rien. Asservir cela veut dire aussi revendre, transformer, et avant tout consommer les ressources et la production alimentaire des autres. Le niveau de consommation de ces pays est plusieurs fois plus élevé que celui des autres.
J’ai l’impression qu’ils s’acharnent sur le Congo pour plusieurs raisons. D’une part, ils luttent l’un contre l’autre pour s’y tailler des zones d’influence. Le Congo est un pays partagé en plusieurs zones d’influence. Depuis que certaines puissances internationales y ont provoqué une guerre et que toutes sortes d’organisations rebelles soi-disant démocratiques y ont semé la désolation, le gouvernement congolais ne contrôle plus qu’à moitié certaines parties de son territoire et la chasse y est ouverte presque en permanence, la chasse aux travailleurs, aux matières premières, etc…
Les richesses de l’Est sont écoulées et revendues sur le marché rwandais, ou en Zambie, ou encore ailleurs. Dans une grande partie de ce territoire, la population déstabilisée a le choix entre l’atroce travail dans les mines, la vie dans des camps de réfugiés ou l’engagement dans des organisations d’autodéfense.
Cette situation est passée sous silence par les candidats aux élections dont parle le plus la presse belge et étrangère. Elle est jugée par eux pratiquement normale. Comme faisant partie des meubles en quelque sorte. Et ils contribuent même à imposer un tabou la concernant. On ne connaît pas d’autre point de vue sur cette situation que celui qui consiste à en attribuer dans des termes plus ou moins directs la responsabilité au pouvoir en place actuellement. Pour tout dire nul n’a la possibilité d’exprimer un autre point de vue. Et si des dirigeants congolais le faisaient, cela provoquerait probablement de nouveaux massacres à l’Est, ou carrément une nouvelle guerre.
Il résulte de cette situation qu’en Afrique, les scrutins électoraux démocratiques servent à conditionner avant tout une forme d’impuissance, à la légitimer, à rendre illégitime, condamnable, toute attitude qui tenterait d’y remédier. Les réformes les plus nécessaires et les plus élémentaires sont pratiquement toutes hors de propos.
La seule voie possible est celle du consensus de Washington, de la stabilité, de l’ouverture des marchés financiers et de l’état minimal, et, il faut bien le dire, du pillage des ressources et du saccage de la nature et de la société. La moindre erreur de casting ou d’orientation se paie cher.
Pour la majorité présidentielle, usée par vingt ans de lutte et de revers en tout genre, malgré les progrès réalisés dans toutes sortes de domaines, malgré la stabilité acquise, cette situation rend toute campagne présidentielle aussi vaine qu’inutile. Lutter contre cette situation expose par contre à l’aggraver, et la rendre encore plus complètement inextricable.
Ne pourrions-nous pas au moins tenter de dénoncer cette situation?

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Panique à Saint-Martin

Il y a beaucoup plus de victimes que prévu. On parle de centaines de corps transportés en avion? Aurait-on menti sciemment? Pourquoi? Pour sauver la face? Parce que la situation des pauvres à Saint-Martin est scandaleuse. Et qu’on n’a pas envie d’avoir à reconnaître, qu’alors que les riches se terrent dans leur maison, des pauvres sont morts par centaines. D’où viennent ces morts?
Ne s’est-il pas passé autre chose? Une mini-répression par exemple. Quoi? Ceci explique peut-être cela.
Alors, sur les entrefaites, les autorités ont semble-t-il libéré les prisonniers d’une petite prison, ou bien ces gens-là se sont évadés, et ces gens-là n’ont rien du tout, et se retrouvent libres dans un monde qui a momentanément cessé de fonctionner. Ils volent pour survivre.
Le cyclone a entraîné une situation où les survivants pauvres sont acculés. Ils n’ont plus rien. Tout semble s’être arrêté sur l’île. Leur boulot, leur maison, tout est parti en fumée. Il semble que beaucoup de gens aient perdu des proches.
Certains profitent de la situation pour accaparer des biens qu’ils revendent ensuite.. Un marché s’improvise.
Les riches forcément paniquent. Ils sont blancs et riches et souvent français d’origine, pas antillais, et pas noirs et pauvres. Et, de fait, ils paniquent.
Dans ce genre de cas de figure la panique sert surtout à inciter les autorités à s’en prendre à la majorité pauvre que l’on ne parvient pas à tenir à distance. On invente, on exagère. On fait cela depuis toujours. Mais cette fois, cela ressemble à la vérité. En même temps, les médias eux minimisent.
Pour le moment, le principal incident, c’est le cyclone lui-même. Il n’y a pas de quoi casser du nègre comme on dit. Mais les faits s’accumulent. La presse parle de manière de plus en plus unanime de pillage, et même de révolte.
C’est délicat. Soit on se porte au secours de seuls riches ou des « blancs » et l’on réprime une révolte de pauvres, une jacquerie, mais ça pourrait couler le régime qui base toute sa propagande sur l’idée qu’il veut du bien aux pauvres, même s’il en abolit les droits et s’il en dénigre les valeurs..
Soit on vient au secours de toute la population et on se met à dos l’establishment, non seulement les riches propriétaires des Antilles, mais l’establishment français avec lequel ces derniers ont de nombreux liens.. et qui ne tolère pas du tout pour le moment que l’on vienne en aide aux pauvres.
Jusqu’au moment où les médias auront le feu vert pour inventer une histoire abracadabrante, mais agréable à entendre.