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La liberté d’expression

L’élite occidentale dépense autant pour contrôler les médias, pour acheter la presse qui propage ses préjugés, pour museler les intellectuels et les universités, que pour l’armement. Bonjour la liberté d’expression. Cette élite organise de nouvelles chasses à l’homme. Elle organise la traque aux étrangers à l’échelle de l’Europe et de l’Amérique, c’est-à-dire de continents entiers.
(L’opération Mos Maïorum en représente un des aspects.)
Cette traque a, pour but d’accroître les capacités d’exploitation de la main d’oeuvre clandestine. D’un côté, l’Union européenne importe clandestinement de la main d’oeuvre immigré, de l’autre, elle déclare illégale cette immigration et elle l’opprime? Partout, la peur fait des ravages. Mais les médias de masse n’en ont cure. La pensée unique présente les travailleurs clandestins comme une sorte de délinquants.
En même temps, Américains et Européens promeuvent à tous crins un modèle économique productiviste. Tous ceux qui ne manifestent pas leur engouement pour ce système se retrouvent au chômage, et sont censés accepter n’importe quel boulot, s’ils veulent avoir droit à des allocations de chômage. L’état contrôle la disponibilité des chômeurs, traque les clandestins qui manquent de productivité, les incarcère et les expulse. Il finance l’enseignement, autrement organise et distribue les rôles, et en partie aussi les pouvoirs, il construit et entretient les routes, il protège la propriété. Mais il ne devrait rien coûter, et est systématiquement critiqué par le pouvoir économique et par ceux qui profitent le plus de ses abondantes activités. Il substitue de la sorte un modèle concurrentiel de société à toute autre logique de cohésion sociale.
Les élites occidentales déstabilisent des parties du monde pour d’emparer de leurs ressources naturelles et financières. Elles provoquent ou déclarent des guerres et détruisent parfois des pays entiers (Irak, Libye, Palestine, Vietnam). Elles s’emparent de l’idéal révolutionnaire lui-même (Ukraine, Égypte). Leurs banques et leurs organisations financières faussent l’organisation économique et monétaire de la planète et son système financier pour en tirer d’énormes profits. Elles mettent la viabilité écologique de la planète en danger, leur organisation économique en est arrivée à déranger le climat lui-même, autrement dit une des bases de l’organisation physique de la vie sur terre. Mais leurs médias continuent à dominer l’espace public international, et à faire valoir leurs illusions catastrophiques, légalistes, productivistes, et méritocratiques.
Il n’est pas facile de faire la part des choses. Les régimes de liberté d’expression ont tendance à traiter toute contradiction, autrement dit tout point de vue en contradiction avec leurs positions, comme une atteinte à la liberté d’expression.
Les pays qui ont fait de la liberté d’expression leur principal argument propagandiste délestent annuellement le tiers-monde, autrement dit des pays où l’on meurt de faim tous les jours, de mille milliards de dollars. Lais évidemment, pour eux, ainsi que pour leurs médias, cela ne constitue pas un scandale.
Dans un régime de liberté d’expression, interdire certains propos, cela revient souvent à prétendre l’inverse de tant de façons diverses, et à le diffuser via tant de canaux, de médias, que faire état de ces propos passe pour une absurdité, n’a jamais la moindre crédibilité. Faire état de propos à contre-pied de l’idéologie, du point de vue dominant incite la société à vous faire tout simplement changer d’avis, à vous faire proférer des propos qui vont dans le sens opposé de ceux que vous essayez en vain de faire valoir. Il n’est pas rare que les gens vous disent ce que vous avez à dire, tout en faisant valoir la liberté d’expression. La plupart du temps, il s’agit d’un comportement inconscient.
Ces élites et ceux qui les suivent aveuglément, qu’ils aient accompli leurs études chez les Servites de Marie ou ailleurs, sont en train de remettre en vigueur l’esclavage en réintroduisant le travail obligatoire, en forçant à travailler en prison les pauvres et les exclus qu’elles incarcèrent de plus en plus massivement, les victimes de l’une ou l’autre forme de racisme institutionnel?
Pour lutter contre ce fonctionnement totalitaire de la liberté d’expression, contre les forces occultes fabriquées par les logiques financières et manipulées par des puissances financières et contre la destruction des droits fondamentaux,la solidarité, le droit au chômage, et, bien sûr, la liberté d’expression, concrète, nullement abstraite, la justice sociale à l’échelon local, mais également à l’échelon régional et global jouent un rôle de premier plan.

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