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Le point sur le meurtre et le mensonge

Ecrire, écrire, je ne me demande pas pourquoi, mais, toujours, comment, comment décrire quoi que ce soit? Qui croire? Il ne faudrait jamais croire quoi que ce soit. Mais comment faire la part des choses? Il y a des sous-marins russes. Ils ont navigué le long des côtés suédoises. Mais y a-t-il eu un incident impliquant un sous-marin américain au large de ces côtes au début des années 80 ? Et des sous-marins américains ont-ils expressément servi à faire croire à la présence de sous-marins russes dans les eaux territoriales suédoises pour influer par exemple sur les élections suédoises, pour tenter de remettre en selle la droite, d’éloigner Olof Palm du pouvoir. Au moment où tout le monde s’attendait à tomber sur un sous-marin russe au large des côtes suédoises, un sous-marin américain a été découvert. Pas de chance.
Olof Palm était un partisan de la détente avec l’Union soviétique. A-t-il été tué en 1986 à cause de ses positions? Olof Palm, Sankara, Laurent-Désiré Kabila, combien de dirigeants d’exception ont-ils été assassinés par les Occidentaux? Combien d’activistes? De généraux vietnamiens?
Combien de processus électoraux ont été faussés, influencés par des assassinats, ou par toutes sortes de moyens, que ce soit en Europe, en Afrique, ou ailleurs dans le reste du monde? Les dernières élections en Belgique ont-elles été influencées par l’attentat perpétré au musée juif? On dirait bien. La veille des élections. La Belgique a désormais un gouvernement majoritairement néo-nazi.
Et certains se demandent comment Hitler, l’assassin par excellence, est parvenu au pouvoir? Gageons que la NV-A est en train de procéder à une étude minutieuse du terrain de manière à prendre le pouvoir sans coup férir.
Si ce genre de crimes sert à mettre la droite au pouvoir, alors, en Espagne, les attentats de Madrid n’ont servi à rien. Ils ont fait des dizaines de morts, mais la droite n’est pas parvenue à accéder au pouvoir. Elle s’est rattrapée depuis. Les attentats de Toulouse non plus. Mais gare aux prochaines élections. Si le scénario espagnol se reproduit, les Français auront droit à la totale.
Pourquoi la guerre a éclaté en Ukraine? Des gens s’en posent-ils encore la question? Une série de meurtres ont court-circuité une manifestation. Pourquoi? Qu’est-ce qui s’est passé? Qui a pris le pouvoir? Les gens peuvent-ils encore croire les explications des faits que leur ont données les journaux?

nemstovalive

Et Charlie. Un sérieux obstacle en moins pour la dictature en vue.
Pauvres Kennedy!
Son successeur va mettre un maximum d’horreurs sur le compte de Barack Obama, c’est certain. Une guerre en Syrie? Que vont faire tous ces mercenaires américains en Irak? A moins que le coup ne rate.
Je me souviens des élections en Côte d’Ivoire, dûment trafiquées elles, des massacres commis sous la protection de l’O.N.U., de l’arrestation de Laurent Gbagbo, le gagnant des élections, par les troupes françaises. Ah, si, à ce moment-là, les médias avaient mis en évidence les liens de Ouattara et de Nicolas Sarkozy! Mais non. Il en a été question de telle façon que cela ajoutait même à la crédibilité de l’ancien fonctionnaire du F.M.I..
C’est immonde ce qu’on a fait en 2010. Insupportable. Quand je pense qu’ils sont décidés à faire la même chose au Congo — certains disent R.D.C.. Les dirigeants des puissances interventionnistes habituelles ont fait des pieds et des mains pour que les Congolais organisent un recensement. Tout ça pour faciliter les tueries, la localisation des personnes, etc.. Comment en douter une seconde? Qu’a-t-on fait des cartes d’identité au Rwanda, en Côte d’Ivoire? Les gouvernements interventionnistes ont certainement quelque chose à voir avec les micro-émeutes du mois de janvier. Les 500.000 euros, la somme découverte sur le compte maltais de Serge Kubla, correspond au montant prétendument versé aux organisateurs des manifs de janvier. Quelle coïncidence! N’est-on pas en train d’essayer d’égarer les soupçons? Que vient faire Duferco dans cette affaire? Une vraie bonne à tout faire. Fameuse loterie que les mines du Katanga. Tout ça pour mettre en place un autre Ouattara, une brebis galeuse, en suscitant les cris d’une diaspora congolaise complètement désorientée, manipulée, exposée au pire chantage, le chantage aux papiers, pour les relayer, donner du crédit à leurs médisances, pour empêcher K. de se représenter. Les salauds! Pour sortir le jour venu un prestigieux dirigeant congolais aux milles vertus, qualités, blanchi, lavé de tout soupçon, n’ayant jamais commis la moindre peccadille, de sous leur chapeau, empêchant tout autre dirigeant que Joseph Kabila de se présenter valablement à la population. Pour humilier une fois de plus les Congolais, sinon le monde entier. Qui apprécie-t-on à Paris ou Londres, à part des nègres blancs, des putschistes avérés? A-t-on d’autre arme contre le mensonge que les faits, les vrais faits, autrement dits les actes d’un dirigeant. Les paroles, on le sait bien ne suffisent pas. L’honnêteté? Qu’est-ce que l’honnêteté ? N’est-ce pas le langage même des voleurs, des menteurs! Quel autre dirigeant que Kabila, le pacificateur, le démocrate! Qui connaît-on au Congo? En est-il un autre qui lui arrive à la cheville? Et il faudrait le laisser partir. Sans doute, n’attendent-ils que cet instant, que le lendemain des prochaines élections pour essayer de l’arrêter, comme Gbagbo, comme tant d’autres! Monstres! Fichus amalgames, fichus médias! Fichue jalousie obsessionnelle, fichus aristocrates blancs, viscéralement paternalistes, antidémocrates, mais surtout cupides, fichues démocraties occidentales cousues de fil blanc, imbues d’une prétendue supériorité. Comment mettre les dirigeants congolais, moins connus que J. Kabila, sauf bien entendu du peuple congolais, à l’abri des balles des assassins, des putschistes, des mensonges des médias-voyous, presque pires que les assassins?
Les journaux ne disent pas la vérité. Pas plus les grands que les petits. Que faut-il aux gens pour se le mettre en tête? Ils mentent comme des brutes. Mieux: ils ignorent tout. Les dirigeants belges, occidentaux faussent la plupart des élections africaines.
Les journaux racontent souvent n’importe quoi. Cela trouve son origine dans un fait historique. Les reporters informant leurs pays, leur petit pays, ou leur grand pays, des faits les plus reculés, cachés, c’est de l’histoire ancienne. Cela date de l’époque où l’intérêt national se confondait avec la vérité, ou les malheurs du monde étaient perçus comme une aubaine. Le grand journalisme est né à l’époque du colonialisme. Il s’agissait de tout savoir pour se saisir de la moindre occasion. Il ne s’agissait pas d’informer la population des horreurs causées par leurs marchands, leurs dirigeants dans d’autres régions du monde, mais des horreurs prétendument causées par d’autres. Mentir relevait de la nécessité. La presse libre est dès le début la chose, l’instrument des grandes compagnies marchandes. L’intérêt est demeuré le seul véritable mobile du journalisme.
L’histoire qu’on raconte aux enfants, depuis leur plus jeune âge pour qu’ils y croient dur comme fer, comme à Jésus, il y a deux cents ans, c’est que les journalistes écriraient dans des grands journaux qui illumineraient de leurs investigations les masses ignorantes. Les idéologues, les politiciens, ont fait de leurs cancans des vérités éternelles. En racontant de telles sottises, ils ont fait des peuples occidentaux des enfants auxquels on raconte des histoires. 12 ans passés à se taire sur des bancs pourris de l’école et on voudrait que les gens s’émancipent, réfléchissent. Les bons journalistes, on les tue, et on prétend que ce sont les sauvages, les communistes, ou les musulmans.
Il n’y a qu’en R.D.C. que les journalistes disent parfois la vérité. Parce que les mensonges la concernant sont tellement énormes qu’il ne reste plus qu’à dire la vérité. Et parce que la plupart des enfants ne vont pas suffisamment longtemps à l’école.
Quant aux objets d’arts irakiens, ils sont revendus via la Turquie à des musées et à des collectionneurs anglais et autres.
Qui arrêtera ces monstres? Qui les démasquera?
Ceux qui ont essayé de voir les choses autrement, de présenter les choses d’une autre manière, finissent tous probablement par vivre sous les ponts, ou écrivent sur Internet et vivent de la charité publique. Ou se font tuer. Comme on tue les journalistes russes tout en faisant croire qu’il n’en existe pas. Comme on a tué Charlie.
Pauvre Nemtsov, coincé entre le marteau et l’enclume, mais qui touchait probablement de gros paquets d’argent quand même pour mettre la Russie à feu et à sang et qui n’aura pas voulu trahir son pays jusqu’au bout. Probablement un agent double, plus utile mort que vivant. Qui en savait beaucoup trop. Qui, pour ses maîtres, n’en faisait pas assez. Ou qui en faisait trop.
‪Merci Pierre Kroll de nous mettre en guerre. Merci de ne pas protéger les assassins de ce faux dissident. Merci de taper sur le clou en chargeant ce malheureux président russe. C’est que le harcèlement, l’encerclement, la traitrise, l’acharnement, les sanctions, les avions, la calomnie, les mensonges répétés, ne suffisent pas à provoquer l’effondrement souhaité. Merci de faire de votre patrie une patrie de trolls. Cette patrie qui se défait.. à force de mentir, à force de dire n’importe quoi depuis des générations.
Ah, ils n’ont toujours pas avalé ce revirement d’Eltsine qui les a empêché de faire main basse sur l’économie russe, d’humilier complètement la Russie. C’est qu’ils y croyaient comme des enfants de trois ans au grand Saint-Nicolas. ‪Eltsine avait des défauts, mais il a sauvé la Russie, comme l’explique très bien Naomi Klein dans son livre La stratégie du choc1 C’était l’occasion ou jamais d’éliminer un témoin gênant de leur première tentative de coup d’état en Russie au début des années 90, la preuve vivante leur infernale perversion!
Les gens ne savent déjà plus rien de cette époque. Inutile de la leur rappeler. On élimine un témoin, on se venge, et en même temps on en profite pour accuser les Russes, comme d’habitude. Bien sûr, personne ne cherche à approfondir les choses. Tout est bon pour provoquer une guerre, comme à Sarajevo. Le département d’état américain, ou ce qui en tient lieu, n’avale pas non plus l’échec de ses O.N.G., les centaines de millions dépensés en pure perte pour tenter de faire croire que le peuple russe déteste ses dirigeants, plus que les autres peuples ne détestent les leurs bien sûr. Cela fut tellement facile en Ukraine. En Russie, c’est un échec, comme au Congo, malgré les mini-émeutes, montées de toutes pièces, qui ont éclaté à Moscou, comme à Kinshasa, il y a quelques semaines.
Les grands moyens, un coup de plus par derrière. ‬
Au vôtre, je préfère ce dessin qui montre M. Obama, assis, entouré de durs à cuire, et brandissant méchamment un petit papier où il est écrit Poutine = pan-pan, ou même un des vôtres, celui d’un jihadiste se plaignant d’avoir trop de boulot, cher Pierre Kroll.
La messe était sans doute déjà dite depuis longtemps quand vous vous êtes mis à dessiner. Il était probablement impossible de dire quelque chose d’intelligent sans avoir l’air d’un demeuré, sans courir le risque de mourir de mort naturelle. Les dés sont pipés, comme le disait si bien Magritte.
Ah, le crime. Cet outil indispensable de tout fascisme qui se respecte. Ce ressort ultime de la contrainte, de la domination.
Je dois dire que je suis dépassé par le nombre, par l’énormité des fabrications médiatiques, par leurs enjeux. Par la découverte qu’elles ont toujours eu lieu. La plupart des dirigeants démocratiques restent à mon avis des marionnettes. Nos revendications démocratiques ne tiennent pas debout. L’adage the vote or the bullet est toujours d’actualité. Les peuples sont facilement dupes d’une représentation mensongère des faits, parce que, tout comme leurs dirigeants, ils convoitent les richesses des autres, parce qu’à cause de faux-semblants de toutes sortes, et même sans faux-semblant, ils croient désespérément qu’elles sont leur, et, plus que tout, parce qu’ils ont appris à mentir, non seulement aux autres, mais à eux-mêmes, parce qu’ils croient naïvement au récit stupide qui en fait des créatures invincibles, des superchampions.

1. La montée du capitalisme du désastre, traduction française aux éditions Acte-Sud, 2010.

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