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Lettre problématique sur la situation au Burundi

Signée par plus d’une trentaine d’universitaires belges une carte blanche sera adressée, sous forme de lettre, au gouvernement, explique le quotidien le Soir, qui publie ce texte bourré de clichés.1
D’abord, des chercheurs belges adhérant à quelle idéologie, financés dans quel but, impliqués dans quoi, depuis quand?

Certains d’entre eux écrivent à propos du Congo ou du Ruanda-Urundi depuis des décennies. Peut-on encore les croire sur parole? Quelques nouvelles têtes aussi qui cumulent les casquettes, qui ont l’air d’être partout à la fois. Qui sont ces chercheurs? Dans ce milieu très privilégié, il est des appartenances qui sont réellement au dessus des autres. Une certaine malchance fait que, dans ce pays, les seuls à accéder à certaines connaissances approfondies, et à une certaine maîtrise, font partie d’une élite, et sont donc ses porte-parole. Certains parlent plusieurs langues africaines à la perfection, certes, mais cela en fait-il des gens irréprochables pour autant?
La Belgique n’a toujours pas pris acte d’une série de transformations à l’œuvre dans le reste du monde, en tout cas en ce qui concerne le Congo et l’Afrique subsaharienne en général. Ses démêlés avec les dirigeants congolais depuis une dizaine d’années attestent de cette situation. Elle a 30 ans de retard. Si pas carrément un siècle et demi. A qui la faute?
Ces chercheurs n’avaient pas prévu le génocide de 94. Sans doute, furent-ils choqués! A supposer qu’ils n’aient pas servi à le provoquer. Obsession d’une élite soucieuse des moindres différences qui la distingue du commun des mortels, certains ont passé leur temps à décrire les caractéristiques des Hutus et les Tutsis et ont propagé cette idéologie. Faut-il parler de science, ou de subterfuge?
Ils imaginent sans nul doute étonner par leurs connaissances étendues des cultures africaines, par leurs connaissances juridiques ou théoriques, mais que valent ces connaissances? Ne sont-elles pas extrêmement banales? Aussi approfondies soient-elles, ne sont-elles pas très traditionalistes? Quelle est leur idéologie? Quelles sont leurs croyances politiques?
Leur pétition de principe en faveur du développement est la cause des pires malentendus et une des principales cause des dérives auxquelles sont confrontés les pays du tiers-monde depuis un demi-siècle. Ce développement, c’est avant tout le développement du capitalisme. Eux, se battraient pour le développement du tiers-monde: se servent-ils de la bonne méthode?
Que fait-on du sens critique à l’université de nos jours? L’unif semble fonctionner comme un appareil idéologique à part entière, le plus coriace de tous à cause de ses rituels antédiluviens, du poids de la hiérarchie. L’élite universitaire semble s’être substituée aux agences religieuses des siècles précédents pour promouvoir toutes sortes de supercheries. Cette élite n’en est-elle pas restée à des préjugés datant d’il y a trois-quarts de siècle?
Depuis trois-quarts de siècle, cette élite s’est substituée au pouvoir d’état et au ministère des colonies pour délivrer des points de vue autorisés au sujet de l’Afrique, et ces points de vue ont un étrange similitude avec le point de vue de l’ancienne politique étrangère belge. Etant donné le poids sociologique et culturel de l’université en Europe, ils peuvent encore prétendre à une forme d’hégémonie culturelle jusqu’au Burundi. Alors que la décolonisation de ce dernier date d’un demi-siècle, n’a-t-on pas affaire à une forme de domination déguisée?
Messieurs Reyntjens et consorts craignent pour le sort d’une élite, de ceux qu’ils ont formés et incités à penser d’une certaine manière. Qu’est-ce qu’une élite, sinon un groupe de personnes qui disposent d’un statut exorbitant, extrêmement privilégié, et qui ne se remet pratiquement jamais en cause!
Dans cette carte blanche adressée au gouvernement, parue dans le Soir du 18 mai 2015, un des pires promoteurs actuels du libéralisme à tous crins, Alexander De Croo, est cité en exemple par les chercheurs. Qui est Alexander De Croo ? C’est le tombeur du gouvernement en 2010 qui provoque une crise gouvernementale de 500 jours. C’est celui qui réclame à corps et à cris depuis des années le démantèlement de l’assurance-chômage. C’est aussi celui qui depuis quelques mois se rend régulièrement en Afrique, surtout chez Kagame. Que va-t-il faire chez Kagame? Ou encore chez Kabila? La presse belge persiste à faire des dirigeants belges des gens dont le point de vue a un poids particulier en Afrique centrale. Comme si Alexander De Croo était en mesure d’apporter le moindre soutien aux dirigeants africains! Tout ce qui intéresse son parti, c’est de mettre la main à bon compte sur des matières premières africaines, de profiter du coût extrêmement bas de la main d’œuvre en Afrique. Son obsession, c’est le coût de la main d’œuvre africaine, ce n’est pas le manque d’écoles ou d’hôpitaux. La démocratie poserait plutôt un problème à ce dirigeant et s’il fait mine de la promouvoir dans le reste du monde, c’est surtout pour aider ses alliés politiques à vendre des avions et des blindés. Quelle influence exerce-t-il réellement sur les Rwanda, Congo, Burundi?
Les chercheurs défendent indiscutablement une insurrection qui ne se produit pas parce que le président actuel interdit les élections, mais parce qu’il prétend se représenter. Ils contribuent quasiment à provoquer cette insurrection en servant de relais à une propagande délétère qui critique systématiquement les régimes africains, selon laquelle le Burundi ne serait toujours pas une démocratie accomplie, où tout serait encore et toujours à repenser, à refaire.

Mais l’élite est incapable de déceler certaines contradictions. Son point de vue n’est pas précisément révolutionnaire. Les mêmes discours sont professés depuis longtemps par toutes sortes de gens. Financement, nominations, pouvoirs, dépendent en partie de l’élite économique. Les liens de l’élite intellectuelle avec l’élite financière et économique sont systématiques. Tous parlent pratiquement d’une même voix.
Excepté sur des points de détail, pas un seul professeur d’université n’oserait contredire le point de vue majoritaire qui domine le débat depuis toujours concernant certaines problématiques comme la colonisation, la décolonisation, ou le développement.
Qui se souvient de cette thèse de doctorat jugée magistrale et qui concluait à la fin des années 90, presque 40 ans après les faits, à l’absence de responsabilité de la Belgique dans l’assassinat de P. Lumumba. Une grande distinction. Il a fallu l’œuvre indépendante, et, elle, véritablement magistrale de Ludo Dewitte, pour remettre les pendules à l’heure.
Comment expliquer qu’il ait fallu presque 100 ans pour qu’une partie de l’opinion change de point de vue au sujet de la conquête léopoldienne, pour qu’elle prenne conscience des dégâts occasionnés par la colonisation. A la fin des années 1910, on était arrivé à étouffer toutes les critiques de l’exploitation meurtrière des Congolais par les compagnies caoutchoutières chapeautés par Léopold II. Ses témoins, ses détracteurs avaient été réduit au silence, que ce soit en Belgique ou en Angleterre. A vrai dire pour l’université, cet épisode fait encore partie des tabous. Même si quelques-uns, parmi lesquels des universitaires, comme Jean Stengers, tentèrent de démasquer les impostures et les fabrications. La plupart de ceux qui osent contredire ces points de vue très supérieurs, sont exclus à vie du monde du travail.
Sur une multitude de sujets fondamentaux l’université semble accréditer n’importe quel point de vue du moment qu’il allât dans le sens du nationalisme le plus obscur, au point que critiquer la démocratie en Afrique, pourrait bien ne pas avoir d’autre motif.
C’est la Belgique qui devrait depuis longtemps avoir remis en question certaines choses dans sa manière de concevoir les relations internationales, et qui devrait parfois accepter de recevoir des conseils d’autres pays. Au lieu de ne tenir compte que de ce que lui dictent la France ou l’Allemagne, ou encore les U.S.A., et bien sûr l’Europe dont elle doit désormais tenir compte des directives, pas seulement des conseils.

Nos courageux chercheurs semblent surtout chercher à se faire bien voir. Ils adoptent d’emblée la logique punitive de l’élite dirigeante. La Belgique a arbitrairement suspendu le paiement de 5 millions d’euros au Burundi. Ces 5 millions d’euros pourtant, cela représente une somme importante pour un pays dont le PIB est 300 fois moins important que celui de la Belgique. Les recettes fiscales du Burundi sont probablement 500 fois moins importantes environ que celles de la Belgique. Pour une population et une densité très semblables. De quoi provoquer un hoquet de tout l’appareil d’état. Cet arbitraire pose question. La moindre des choses serait de faire un rapprochement entre cette suspension et la crise qui s’en est ensuivie. Mais non. Pas la moindre question. Au contraire, le soutien le plus aveugle. Les chercheurs sacrifient au suivisme le plus total. Pour eux, cette suspension est une bonne chose. Il faudrait même en faire davantage.
Les choses sont bien plus compliquées. Le Burundi, c’est avant tout un équilibre précaire, un pays qui est censé acclimater un mécanisme majoritaire intitulé erronément démocratie, pour satisfaire à ses bailleurs de fonds, et d’autres. Or ce mécanisme cause des dévastations dans toutes sortes de pays, neufs, voire plus anciens, aux frontières récentes ou pas, tracées arbitrairement par quelques puissances ou non, où deux groupes ethniques ou religieux, voire linguistiques, se partagent traditionnellement le pouvoir. Inde-Pakistan, Irak, Rwanda, Afghanistan, représentent quelques-uns des ces pays où le système majoritaire a joué un rôle dévastateur, détruisant parfois des religions millénaires. Syrie et Ukraine sont en butte à un conflit monstrueux pour les mêmes motifs. Sous un prétexte plus que douteux, l’armée américaine vient de mettre le pied en Syrie, bref de l’envahir. Les mêmes justifications démocratiques sont en cause!
S’agirait-il de provoquer des conflits un peu partout pour intervenir militairement un peu partout.
Comme en Syrie, ou en Ukraine, au Burundi, des O.N.G, des associations financées par des organisations internationales s’efforcent de mobiliser le mécontentement populaire. Dans quel but? Dans le sens de quels intérêts? A-t-on décidé de faire payer au Burundi sa neutralité dans la guerre qui oppose les Rwandais et les Congolais? Cherche-t-on à ranimer le conflit qui serait moribond, à empêcher une fois de plus une réconciliation rwando-congolaise? Veut-on masser des troupes au Burundi dans le but d’intervenir au Congo à la première occasion, histoire de remplacer les Rwandais eux-mêmes ? Pourquoi ne pas poser directement cette question à M. Alexander De Croo? Au lieu de souscrire à son explication? A force de prodiguer les mêmes conseils, la Belgique joue un rôle problématique au Congo, au Burundi.
Si la Belgique appliquait un système majoritaire strict, elle éclaterait du jour au lendemain.
Nos sympathiques chercheurs vivent en Belgique, et leur conception de la politique est identique à elle-même depuis trop longtemps. Tous voient dans l’idéologie d’état qu’ils représentent une vérité universelle. Dans leur esprit, l’Occident incarne à ce point l’universalisme accompli que toute analogie avec de faibles copies de ces systèmes tient lieu cependant de sacrilège. Toute comparaison entre une démocratie européenne et un régime démocratique africain leur semble une faute de goût.
Du fait de ce système majoritaire, le Katanga fut également la proie d’horribles soubresauts et même d’un génocide, lorsque cette province du Congo a tenté de se rendre indépendante. Le rituel électoral y avait tout simplement été faussé par les administrateurs belges qui suspendirent des nominations pour permettre au parti indépendantiste de les gagner. Cela, les chercheurs qui font partie de la petite coterie en question, ne semblent toujours pas en avoir conscience. Il ne fait pas partie de leur vécu. Ou ils en ont une toute autre approche.
Faut-il se remettre en mémoire les évènements au Rwanda en 1994, ou l’organisation d’accords, censés déboucher sur une démocratie, chapeautés, supervisés par des ex-puissances coloniales, parmi lesquelles la Belgique, se conclut par un génocide d’une terrible gravité. Nul, cependant, ne suspecte rien d’anormal, de contestable.
L’engagement des signataires de la lettre n’est pas limité, il est stupéfiant. Il n’a pas de frontière. Il coiffe même des révoltes populaires. Il semble les inspirer. Pourtant, ces derniers ont une conception conventionnelle du monde, de l’économie. Naomi Klein et sa Stratégie du choc ne leur disent probablement pas grand-chose.
Reproduire les points de vue de certains dirigeants, se saisir de la moindre occasion pour en faire état, est un sport national. Il confère un surplus de crédibilité. Il conditionne tout fonctionnement. Les préjugés acquis dès l’enfance sont le critère qui favorise la cooptation des chercheurs par l’élite universitaire dès la fin de l’adolescence, leur désignation en tant que membre du personnel académique. Un peu comme les moines tibétains étaient recrutés dès l’âge de neuf ans pour réciter des sourates. Le choc que représente l’accession à cette élite, à sa responsabilité, la peur de faillir, de ne pas être à la hauteur, la logique groupale font le reste. Les mêmes clichés se reproduisent de génération en génération comme des clichés photographiques.
Ce milieu joue avec les postes de travail, les responsabilités. Le chômage, connaît pas! L’on recrute les jeunes qui servent de porte-parole en leur faisant miroiter de l’avancement. Sans doute, ce genre de fonctionnement est-il de l’ordre de l’impensé, ou plutôt de l’inconscient, mais il semble résister à tout. On dirait une religion. L’université impose arbitrairement en fin de compte toutes sortes de normes, de paradigmes, de modèles. Elle est la gardienne du système, de son organisation, la protectrice de sa hiérarchie, sans même paraître y être pour quoi que ce soit. Ce serait la vérité objective qui trancherait. Tout ceci expliquerait pourquoi l’idéologie néocoloniale est encore largement dominante dans les milieux dirigeants, et dans beaucoup d’autres. Il existe tant de preuves de son bien-fondé, de son efficacité, de son excellence. Toutes sont alléguées par des scientifiques. Elles mettent même en oeuvre des connaissances scientifiques.
L’université est en réalité un petit monde. Derrière l’infinie diversité de ses spécialisations, se dissimule un corps étroit de conceptions communes et inviolables. Le monde académique sert à entretenir des clivages idéologiques sans lesquels la société se mettrait probablement à changer et à évoluer beaucoup trop radicalement. Ce qui rend du reste complètement insensées quelquefois les recherches de certains chercheurs.
L’esprit de corps, la religion de groupe, la solidarité d’une élite l’emportent systématiquement sur le sens de l’ouverture, et le sens critique.
Comment faire en sorte que l’école elle-même véhicule d’autres points de vue que les a priori de quelques ‪nations pirates dont la richesse artificielle dépend du pillage du reste du monde, ‬que des idéologies inculquées à coups de tremblement de terre‪ ? ‬Comment lutter contre une ingérence dévastatrice? Il est pratiquement impossible aux chercheurs africains de contredire le point de vue des universitaires occidentaux qui disposent d’énormes moyens pour effecteur des recherches et forts du prestige de découvertes qui tiennent parfois plus de l’illusion et d’une stratégie de communication performante que de la recherche.
A une ou deux exceptions près le panel de chercheurs ne comprend du reste pas d’Africains. Vous avez dit racisme?
La question qui se pose n’est pas de savoir si la police burundaise a tiré sur des manifestants à balles réelles, mais si elle dispose d’autres moyens pour faire réfléchir des masses que des organisations de toutes sortes, sottement imbues d’elles-mêmes, du fait des millions d’euros investis en elles, mobilisent en reproduisant des clichés auxquels une propagande internationale confère un poids difficile à remettre en cause.
Ah, la vieille Europe et ses vieilles antiennes. Qui oserait la contredire? Que faire? Nos intellectuels vont même jusqu’à se féliciter du fait que la Belgique ait soutenu des secteurs comme les médias, comme la police et la justice burundais, aidant à leur construction. Tout ne serait donc pas perdu. Imagine-t-on cependant le capital aider à construire des syndicats. Les USA ont bien contribué à reconstruire l’Allemagne après la guerre 40-45. Ils lui ont octroyé certains moyens .A vrai dire, ils ont également financé le nazisme. Il semblerait même qu’ils lui aient octroyé trois fois plus d’argent qu’à l’Allemagne d’après guerre.
Non, sans une certaine subtilité, les signataires de la lettre adressée au gouvernement nous font remarquer que la Belgique a investi jusqu’à 6 millions d’euros dans l’organisation et la formation de la police qui vient de tirer sur des manifestants. La Belgique qui construit des prisons à tour de bras représente-t-elle pourtant un modèle à suivre pour des pays du tiers-monde qui tentent de s’inventer un destin démocratique, souvent en dépit des pires convoitises?
Dans les conditions existantes, se demander si la moindre critique, la moindre ingérence de la Belgique dans les affaires intérieures du Burundi ne va pas aggraver les choses est la première question à se poser. De fait, il s’agit de tenter d’apaiser la situation et d’épargner des vies, souvent inconscientes de la portée des critiques qu’elles reproduisent, et inquiètes à juste titre d’un avenir et d’une stagnation problématiques sans rapport avec ces critiques. La démographie galopante, la finance internationale et son organisation imposée en pleine guerre mondiale sans se soucier des intérêts des trois quarts des pays de la planète, en se souciant plutôt de les priver de toutes ressources à long, très long terme, représentent des problèmes quasi-insurmontables pour un petit pays dont les difficultés se soldent souvent par d’effroyables violences auxquelles le communautarisme sert de prétexte. Mais comment aborder de telles questions sans mettre le feu aux poudres? Ne s’agirait-il pas d’abord d’inviter la Belgique elle-même à plus de retenue, et à remettre en cause certains a priori, à prétendre imposer un modèle dont elle refuse en même temps de juger la copie équivalente à son application aux U.S.A. ou en Europe? Que vaut l’original? Et comment en prendre la mesure?
Démocratie, droits fondamentaux et bonne gouvernance sont des concepts en grande partie creux qui, dans le cas présent, servent davantage de détonateurs au tumulte qu’ils ne permettent de l’apaiser. C’est à mon avis aux chercheurs de revoir leur copie, et pas seulement aux dirigeants du Burundi. Comment invoquer la bonne gouvernance et son hypothétique modèle quand partout en Europe ou aux U.S.A., la démocratie est bafouée, que Patriot Act et loi sur le renseignement réduisent à néant les libertés! Bonjour la bonne conscience! Les puissances droitdelhommistes sont en l’occurrence souvent les fossoyeurs des droits de l’homme quand cela sert leurs intérêts. Le soutien inconditionnel de la plupart des chercheurs et du gros noyau du monde universitaire aux invasions et aux interventions, exclusivement occidentales, récentes, devrait faire réfléchir à propos de la légitimité de ce nouvel appel. Ce que les Belges et leurs dirigeants entendent par démocratie ne renvoie qu’à une orthodoxie en partie néfaste.

1. Inutile d’aller voir, la page est réservée aux abonnés à ce genre de bêtises.

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