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ACCORD DE LA SAINT-SYLVESTRE EN R.D.C.

On parle beaucoup de la Syrie, mais assez peu du Congo. Pourtant, au Congo, la situation est très compliquée aussi. Sur un plan, elle est même pire qu’en Syrie. Depuis vingt ans, sinon depuis toujours, l’ONU est sur place avec une armée. Chaque fois, les troupes de l’organisation internationale empêchent le gouvernement, l’armée congolaise, ou les défenseurs du chef légitime de l’état congolais de mettre fin à des rébellions qui sont la plupart du temps génocidaires. Ce fut le cas au Katanga entre 1960 et 1964. En 1965. Et c’est le cas depuis pratiquement 2002. Depuis 1998, des rebelles et des organisations génocidaires, appuyées par les armées rwandaise ou ougandaise, organisées par des instructeurs anglais et US font des ravages. Pourtant, c’est le gouvernement congolais qui fait l’objet de critiques systématiques. C’est tellement énorme que personne n’ose imaginer une telle chose.
Ce trafic lucratif dure depuis qu’avec le soutien des médias et des gouvernements occidentaux, le Rwanda et l’Ouganda ont attaqué le Congo en 1998. La seconde guerre du Congo a notamment éclaté parce que Laurent-Désiré Kabila s’opposait au trafic de main d’œuvre et de matières premières.
L’économie du Kivu a été entièrement détruite. Les provinces de l’Est sont systématiquement pillées par des organisations paramilitaires qui se font passer pour des rebelles. Ce génocide sert comme à l’époque de Léopold II  à procurer de la main d’œuvre très bon marché aux exploitants miniers dont la plupart travaillent indirectement ou directement pour le compte de multinationales minières américaines. Massacrer et à terroriser la population est redevenu normal au Congo, pourtant plus de 20.000 soldats de l’O.N.U sont présents au Congo. C’est le contingent de casques bleus le plus important stationné dans le monde.
De même qu’en ce qui concerne la Syrie, ces organisations sont couvertes, renseignées, leurs combattants sont formés par les agents des grands pays anglo-saxons. à force de critiquer plein de gouvernements, de régimes, les grandes puissances anglo-saxonnes considèrent qu’elles sont irréprochables. Elles considèrent également qu’elles sont les seules à pouvoir se permettre de critiquer les autres. Les mensonges vont bon train. Les ragots aussi. Il est pratiquement impossible d’extirper de la tête des gens, mais aussi des responsables, des journalistes, les préjugés négatifs qui leur ont été inculqués concernant les deux Kabila.
Des chercheurs africains ou européens, recrutés par toutes sortes d’ONG, écrivent des articles qui traitent du manque de démocratie au Congo et accréditent ce point de vue.
Des grandes puissances occidentales essaient de chasser Kabila du pouvoir parce qu’elles voudraient retrouver le même statut protecteur qu’elles avaient au Congo à l’époque de Mobutu. Elles lui reprochent aussi les relations suivies et constructives qu’il entretient avec des pays que le bloc occidental traite régulièrement en ennemis. Les Chinois sont des partenaires importants au Congo. Contrairement aux Occidentaux, ils contribuent au développement du pays.
La Belgique et la France se servent d’une opposition qu’elles entretiennent elles-mêmes, et auxquelles elles servent de base arrière.
Quant aux puissances anglo-saxonnes, elles s’appuient sur une nébuleuse d’O.N.G. et d’organisations qui forment une société civile qui leur est largement inféodée. La France aussi a des O.N.G. sur terrain.
Joseph Kabila et son parti, qui sont les héritiers de la révolution menée par son père au grand dam de la dite communauté internationale, sont donc confrontés depuis le commencement à une sorte de révolution orange, qui scande la même chose que toutes les révolutions orange, qui souhaite son retrait, qui voudrait lui substituer un autre leader, mais qui n’a pas de projet, et qui ne dispose pas d’une base populaire, à l’exception des groupes ethniques qu’elle réussit à dévoyer et qui servent de base de recrutement à des organisations génocidaires qui opèrent à l’Est du Congo.
Que disent-ils de Kabila les intellectuels et les journalistes occidentaux qui le critiquent? Ils font de Kabila quelqu’un qui occupe le pouvoir, qui n’en fait rien, qui usurpe le pouvoir, qui s’est servi des institutions démocratiques mises en place avant son arrivée, à l’époque de la conférence nationale, mise en place à l’époque de Mobutu.
Or, c’est Joseph Kabila qui a mis en place les institutions démocratiques existantes, qu’on n’était jamais parvenu à mettre en place au Congo.
De fait, quelque chose avait fonctionné sous Mobutu, qui nommait et révoquait des premiers ministres tous les six mois, mais il n’y avait jamais eu d’élections générales sauf une fois, dans le courant des années 70. élections sans lendemain, qui avaient fait de lui une sorte de président à vie. Aucun premier ministre congolais n’avait réussi à changer cette situation. Il y avait une assemblée nationale souveraine, dont les membres étaient des représentants depuis presqu’aussi longtemps que Mobutu était dictateur, sans que des élections ne soient organisées.
Pratiquement tous les politiciens de l’opposition font la même chose. Ils s’érigent en propagandistes de la démocratie, comme s’il fallait la rétablir, l’établir, ou la respecter. Mais, en période d’élections, ils essaient de prendre le pouvoir par la force.
En fait, ce qu’ils regrettent, c’est la dictature, pas la démocratie. Ils confondent l’une et l’autre. Ils voudraient rendre possible une nouvelle dictature. Ils n’ont pas de programme. Ils veulent seulement le pouvoir. Et c’est ce système et ces politiciens-là dont coopérants et propagandistes occidentaux se revendiquent en évoquant leurs objectifs démocratiques. Aucun des dirigeants qu’ils soutiennent e citent en exemple ne se montrerait capable de garantir la paix sociale, de faire régner la paix,
Il a également  qui se servent du Rwanda comme base pour piller le Congo.
En fait, la propagande et l’ingérence dont le Congo est victime empêchent une véritable opposition démocratique de voir le jour.
C’est dans ce contexte que les Occidentaux ont obtenu que Kabila contresigne, le 31 décembre 2016, un accord avec l’opposition aux termes duquel il renonce à organiser un référendum pour pouvoir se représenter aux élections, où il s’engage à organiser ces élections fin 2017 et où il demeure aux commandes du pays jusqu’à ces dernières.

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