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Pronunciamento!

Manif 1er mai 2009

 

Quand ils ont mis des dictateurs non élus ou des présidents élus au pouvoir dans les pays qu’ils venaient à peine de renoncer à occuper, nul n’a rien dit. Quand ils ont affamé leur population, pillé leurs ressources, tout le monde a jugé cela normal et même très pratique. Tout le monde a été soulagé. Quand ils y ont provoqué d’autres guerres pour faire de leur population une main d’œuvre quasi-esclave et gratuite, tout le monde a trouvé qu’ils avaient raison ou n’en a rien su. Quand ils ont détruit des pays, effacé pratiquement des civilisations antédiluviennes, empoisonné un océan, pour pouvoir faire rouler des centaines de millions de voitures pour pouvoir passer moins de temps avec ses amis, mais en voir plus, et qu’ils se sont mis à polluer l’air et le sol, et à provoquer le réchauffement de l’atmosphère, certains se sont mis à s’agiter, les autres sont tous restés muets ou ont demandé aux premiers de la fermer. Quand ils ratissent le fond des mers avec d’immenses filets à proximité des côtes de pays où les gens habituellement vivent de la pêche, et accueillent plein d’affamés, privés de ressources par la désertification et le réchauffement climatique, personne n’est mis au courant.
Lorsqu’ils mettent fin à la diversité dans le but d’anéantir économiquement des centaines de millions de paysans, en faisant des lois qui imposent pratiquement aux plus riches, s’ils veulent le rester, d’utiliser des OGM, qu’ils décidassent cela à Bruxelles, à Washington, ou ailleurs, l’extrême minorité qui juge cela inacceptable, les principaux faucheurs volontaires sont tenus de payer des amendes, et certains se retrouvent au chômage.
Quand ils mettent des millions de gens au chômage, plein de gens se disent que cela fait un peu de place, et qui sait, une part en plus d’héritage. Presque personne ne dit rien. Certains demandent que les grèves soient interdites.
Ils continuent plus que jamais à polluer, à empoisonner, ou à détruire la nature. Ils se sont mis à financer et à armer des combattants monstrueux pour qu’ils massacrent des millions de gens dans le but d’en faire travailler des millions d’autres pour rien dans des mines ou des plantations. Mais ce sont les peuples et les gouvernements que ces nouveaux héros agressent que leurs médias critiquent à tout casser.
Forcément personne ne dit rien. Personne n’est en mesure de crier plus fort que les médias.
Trois personnes ont posé des bombes ailleurs que dans le tiers-monde au moment d’une élection, ou quand des gouvernements étaient en train de prendre des mesures monstrueuses, et le monde entier en a parlé. Il n’a pas été question des dites mesures monstrueuses du gouvernement, mais seulement de ces attentats. Les médias du monde entier ont parlé de ces derniers et ont posé des questions à leur sujet. De drôles de questions. Il s’agissait surtout de condamner ces attentats. En fait, ce n’étaient pas des questions. Personne n’a posé de questions au sujet des mesures monstrueuses prises par les gouvernements pour faire par exemple passer la durée de travail hebdomadaire de 35 à 45 heures. Il a fallu organiser des manifestations pour en parler, mais les médias n’en ont pas parlé, et ces manifestations ont presque eu l’air ridicules.
En France et en Belgique, soi-disant pour sécuriser la population, en fait pour préparer l’armée à commettre un coup d’état, le gouvernement a obligé des milliers de soldats à patrouiller dans les rues tous les jours. Bien sûr, personne n’a rien dit non plus.
Qu’ils bétonnent tout ce qu’ils peuvent, qu’ils déclarent donc la guerre aux pauvres, aux braves gens. Qu’ils chassent dans les déserts qu’ils créent en partie, les millions d’enfants d’immigrés dont les parents ont été exploités comme des bêtes et humiliés du matin au soir pendant la plus grande partie de leur vie. Peut-être alors, les gens se rendront compte de la nature de leurs idées et de leur comportement, et condamneront-ils leur ignominie?
Ils rêvent d’être riches. Leur papa et leur maman sont tellement fiers d’eux. Ils sont imbus, et autoritaires. Cet autoritarisme dégouline sans arrêt de leurs moindres faits et gestes, au point qu’il paraît presque normal, naturel. Des ordres se substituent presque toujours à leurs idées, à leurs pensées. Ils en tiennent lieu.
Ils sont tous fabriqués de la même façon: les écolo, les cathos, les socialos, les libéraux, les républicains, les démocrates. Leur seul souci: faire plier tout le monde, anéantir parfois des villes entières. Empoisonner leur centre, ou leur périphérie. Les vider ou les remplir de pauvres, en tirer profit, en générant ou pas, tout plein d’illusions. Chacun sa méthode. Les bombarder.
Comme les rois des temps passés en fin de compte. Encore certains rois étaient-ils plus valables que d’autres. Certains étaient même courageux.
Le pouvoir les rend méchants, et surtout aveugles, indifférents.
Ils ont soi-disant affaire à des tortionnaires, à des assassins, mais en fait, ce sont eux qui les mettent en place partout où ils en ont l’occasion. Ils les préfèrent à tout autre. Ils s’entendent comme larrons en foire avec ces derniers.
Rien ne pourra un jour les convaincre de réfléchir, de changer de temps en temps d’avis, leur fusil d’épaule?
Ne sont-ils là que pour faire plaisir aux banquiers, aux principaux rentiers, qui sont quelques centaines?
Qui leur a donné ce pouvoir de faire ce que bon leur semble?

Verrons nous se lever leurs innombrables victimes, les verrons-nous envahir les marinas dont ils rêvent, transformées en camps retranchés?
Ou continuerons-ils à dégouliner partout sans arrêt de beaux sentiments, de suffisance et de crétinerie en même temps?

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