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Les médias et la campagne électorale présidentielle française

Travailleur en train de se reposer.

 

En France, pour le moment, les médias fabriquent les faits, les réputations à du cent à l’heure. Ils inventent tout. Ils fabriquent des sondages délirants et passent leur temps à les commenter à leur façon. Macron, par exemple, fait presque salle vide à Lyon et à Toulon. Les trois quarts des chaises sont pliées. Il paie des chauffeurs de salle. Et le jour même, les médias le créditent de 3, voire de 5, 6 % en plus d’intentions de vote. C’en est presque drôle. A part des incidents dans des chambres d’hôtel, dans des pays comme la France ou l’Angleterre, les médias font pratiquement les élections en faisant et en défaisant les réputations. En Angleterre, les services secrets jouent également un rôle.
On sait que que, dans n’importe quel cas de figure, si Le Pen se retrouve au deuxième tour contre un autre, les médias vont critiquer Le Pen et qu’elle va perdre. Sauf si la population se révolte contre cette dictature médiatique, comme elle l’a fait aux U.S.A, où elle a préféré élire le pire despote qui soit plutôt que se faire dicter sa conduite de A à Z, sans même que personne ne le comprenne.
Il n’y a qu’un cas de figure où il n’en serait pas ainsi. Si Le Pen est confrontée à Mélenchon. Dans ce cas, les médias ne sauront plus quoi faire, quoi dire, quel sondage faire valoir. Ils diront n’importe quoi et son contraire. Ils changeront de couleur toutes les demi-secondes. Comme des caméléons. Ils seront complètement tétanisés, et ils le diront. Ils diront que c’est la fin du monde. Et ils feront en sorte que tous le croient et qu’elle arrive. Ils feront de Le Pen un tel épouvantail que la moitié des Français voudront voter pour elle plutôt que pour un brave type, intelligent, mais un peu rêveur et qui, selon eux, ne comprend rien à la situation, ce dont même Le Pen, elle, semble capable. Bref, ils feront en sorte que Mélenchon perde, tout en disant combien ce serait mieux s’il gagnait. Avant, après, en préparant leur bagage, ils feront un chambard de tous les diables. Ils appelleront Mélenchon à changer d’avis sur tout.  Soi-disant pour que les gens votent pour lui, pas pour elle!
C’est une dictature. C’est cette dictature là, hélas, ou l’autre, la vraie! Mais le problème, c’est que la première, la dictature des médias, ne vaut pas mieux. Elle est directement responsable de la faillite de l’état, de l’esclavagisme galopant de la société, d’une régression sans précédent. Elle seule est capable de taire et même de nier des génocides tout en accusant fallacieusement des dirigeants du tiers-monde d’en commettre plein. Ce ne sont plus des médias, ce sont des directeurs de pensée. Ils rendent inévitable le retour aux affaires des gros bras d’extrême-droite.
La presse a une attitude, un discours de type diplomatique. Cela veut dire que ses méthodes sont du même ordre. Elle soutient des régimes despotiques et critique des révolutions. Sa direction propre, c’est celle du statu quo, de la puissance de la France.
Mais cela signifie quoi la puissance de la France? Cela veut dire les tranchées de 14, l’armistice de 40, et de 45.., et des trahisons en veux-tu en voilà. Cela ne mène nulle part. A part à des coups d’état en Afrique et à des paradis fiscaux. A part à faire du mot révolution le mot le plus vide et le plus creux qui soit dans l’espoir qu’on l’oublie, qu’on le condamne encore et encore.
La presse est extrêmement habile pour régler leur compte aux faibles, aux artistes, tout en ayant l’air de voler à leur secours.  Cette habileté a un aspect diabolique, et pas seulement diplomatique.
Face à cette dictature, à ces deux dictatures, un homme, Mélenchon, et un groupe de gens, qui tiennent bon, qui refusent de se laisser acheter, de se bercer d’illusions, de se taire sur toutes choses, d’adopter des positions de classe dans le seul but de changer de classe sociale, ce qui reste la position de la classe moyenne que la crise met en fâcheuse posture.
Pour la plupart des autres candidats, c’est à celui qui fera taire les autres, qui réussira à faire en sorte qu’on ne parle de rien. Mélenchon, lui, parle. Il parle de tout. Ce pourquoi tout le monde s’en méfie, et le contredit tout le temps, mécaniquement, maladivement.
Il ne passe pas non plus son temps à traiter des gens comme des citoyens de troisième catégorie parce qu’ils ne sont pas complètement du même avis que lui. Ou parce qu’ils ne vont pas dîner tous les jours avec des ministres. Ce qui, sur un plateau de télévision, il faut le dire, ne fait pas assez sérieux.
Chez Mélenchon, aucune facticité. Ou presque. Mais des questions certes. Et aussi des réponses. Qui ne satisfont pas uniquement les propriétaires de comptes offshore. Des propositions raisonnables. Humaines. Sinon sociales, au sens fort du terme. Un monde de différence.
Tandis que les médias parlent des scandales des Fillon et autres pour ne pas avoir à parler d’autre chose. Pour faire taire tout le monde.
Est-ce que ce monde est sérieux?
Pour les Français, le temps est venu d’avoir le courage de regarder les choses en face ou de disparaître la bouche ouverte, de choisir entre faire partie des peuples qui comptent ou de faire partie de ceux qui ont cessé de compter, de participer à la reconstruction du monde, ou d’accepter sa disparation précoce.

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