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Panique à Saint-Martin

Il y a beaucoup plus de victimes que prévu. On parle de centaines de corps transportés en avion? Aurait-on menti sciemment? Pourquoi? Pour sauver la face? Parce que la situation des pauvres à Saint-Martin est scandaleuse. Et qu’on n’a pas envie d’avoir à reconnaître, qu’alors que les riches se terrent dans leur maison, des pauvres sont morts par centaines. D’où viennent ces morts?
Ne s’est-il pas passé autre chose? Une mini-répression par exemple. Quoi? Ceci explique peut-être cela.
Alors, sur les entrefaites, les autorités ont semble-t-il libéré les prisonniers d’une petite prison, ou bien ces gens-là se sont évadés, et ces gens-là n’ont rien du tout, et se retrouvent libres dans un monde qui a momentanément cessé de fonctionner. Ils volent pour survivre.
Le cyclone a entraîné une situation où les survivants pauvres sont acculés. Ils n’ont plus rien. Tout semble s’être arrêté sur l’île. Leur boulot, leur maison, tout est parti en fumée. Il semble que beaucoup de gens aient perdu des proches.
Certains profitent de la situation pour accaparer des biens qu’ils revendent ensuite.. Un marché s’improvise.
Les riches forcément paniquent. Ils sont blancs et riches et souvent français d’origine, pas antillais, et pas noirs et pauvres. Et, de fait, ils paniquent.
Dans ce genre de cas de figure la panique sert surtout à inciter les autorités à s’en prendre à la majorité pauvre que l’on ne parvient pas à tenir à distance. On invente, on exagère. On fait cela depuis toujours. Mais cette fois, cela ressemble à la vérité. En même temps, les médias eux minimisent.
Pour le moment, le principal incident, c’est le cyclone lui-même. Il n’y a pas de quoi casser du nègre comme on dit. Mais les faits s’accumulent. La presse parle de manière de plus en plus unanime de pillage, et même de révolte.
C’est délicat. Soit on se porte au secours de seuls riches ou des « blancs » et l’on réprime une révolte de pauvres, une jacquerie, mais ça pourrait couler le régime qui base toute sa propagande sur l’idée qu’il veut du bien aux pauvres, même s’il en abolit les droits et s’il en dénigre les valeurs..
Soit on vient au secours de toute la population et on se met à dos l’establishment, non seulement les riches propriétaires des Antilles, mais l’establishment français avec lequel ces derniers ont de nombreux liens.. et qui ne tolère pas du tout pour le moment que l’on vienne en aide aux pauvres.
Jusqu’au moment où les médias auront le feu vert pour inventer une histoire abracadabrante, mais agréable à entendre.

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