Parole et chômage

Les publications d’A. du Katanga aux Editions provisoires

Histoire du Plumitif écrivain en forme de c. v..

En 1979, j’écris un poème intitulé: La décolle. Revu, retravaillé cent fois depuis lors. Toujours aussi moche, à l’exception de quelques passages.
En 1983, j’écris un premier roman intitulé La Cité du Mensonge.


Le manuscrit s’est volatilisé. Je l’avais entreposé quelque part à cause de mes incessants déménagements et ne l’ai pas retrouvé.

En 1987, j’écris un second roman, intitulé L’accident. N’ai jamais réussi à le terminer. Je n’ai pas réussi à atteindre mon but. Il s’agissait d’aller au-delà des clichés, de montrer un personnage qui se joue des clichés, qui, en même temps, en est imbibé, et qui joue à saute-mouton avec les pays, les amours, les expériences, les voyages, les boulots, les amitiés. Comment saisir la réalité au-delà du cliché?

En 1989, j’écris un gros roman intitulé Cette fameuse connaissance. Terminé, mais interminable. Quelques bonnes pages sur près d’un millier. Un pavé. Tout manque d’action, mais c’est voulu. Comment agir? Que signifie agir? Que faire? Que faire quand on ne sait pas quoi faire? Quand on doit payer l’addition? Quand on a envie de faire plein de choses, mais qu’aucune d’entre elle ne semble utile, servir à quelque chose? Qu’on en est comme paralysé? Jouer? Se faire passer pour quelqu’un comme tout le monde. Faire semblant de vivre et attendre de voir clair? Que devient alors la vie, la réalité?

En 1991, je me mets à diffuser L’exclu, une simple feuille qui analyse l’actualité, les grands problèmes existants. Je m’efforce de dépasser les visions et les explications courantes procurées à leur sujet.

En 1997, je me mets à écrire une ixième pièce de théâtre: En manque de guerre et de pays. Il me semblait qu’il portait sur la guerre en Yougoslavie, mais en fin de compte, je pense qu’il porte autant sur le chômage, l’exclusion sociale. Plusieurs versions voient le jour. Mais ce n’est pas ce que je veux. Après quatre ans d’efforts, je laisse tomber. Certains lecteurs ont trouvé que cela ressemblait davantage à un roman.

Je rédige également des brochures.

En 2000, je commence à publier Le Plumitif. Ce dernier comporte en moyenne quatre pages A4. Dans chaque numéro, j’écris un article ou deux sur des questions d’actualité. Je continue à m’efforcer de déjouer les préjugés. Certains de mes articles sur des interventions humanitaires, sur certaines crises politiques dans le tiers-monde, commencent à ressembler à des points de vue d’expert. En contrepartie, j’y perds en spontanéité. Mes textes sont moins ironiques.

En 2002, j’écris un pamphlet intitulé La taxe régionale. Monté, collé à la main, exemplaire par exemplaire, diffusé à deux dizaines d’exemplaires. Il m’en reste  cinq ou six.
En 2007, je publie à compte d’auteurs Parole et chômage. Une trentaine d’exemplaires. Le plus beau livre que j’aie fait. Une belle couverture. Une belle mise en page. Je bénéficie de l’aide d’un professionnel. Mais le texte ne correspond pas à mes attentes. Édition épuisée. Je prépare une nouvelle édition.

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