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R.D.C., les dés sont-ils complètement pipés?

Depuis belle lurette, une seule solution s’offre aux pays africains. En cas d’élection ou pas, les seuls candidats possibles, sont, à vrai dire, les candidats des multinationales. Jamais les candidats des peuples. Les dés sont systématiquement pipés. Des pressions énormes servent à mettre en place des marionnettes qui sont souvent en même temps de solides criminels. Lorsque des peuples essaient de mettre en place des dirigeants qui les représentent davantage qu’ils ne représentent des multinationales, cela se solde par des catastrophes, par des putschs organisés depuis l’étranger, voire par des guerres. Depuis vingt ans, au Congo, cette logique ne fonctionne plus qu’en partie. La majorité en place est en partie issue de la révolution de 1997. Après vingt ans de critiques insupportables, de bashing antigouvernemental et anti-congolais, ce faible acquis risque d’être remis en cause. A vrai dire, c’est l’impasse. Il a été décidé de mettre fin une fois pour toute à une telle autonomie directionnelle en on ne voit pas très bien ce qui pourrait empêcher un chouchou de la communauté internationale de l’emporter aux élections, à supposer qu’elles aient jamais lieu. La démocratie est quelque chose d’étrange. Si les masses ne se rangent pas derrière une personne, une seule, une personne qu’elles reconnaissent, qu’elles connaissent, dans laquelle elles ont des raisons de croire, elles élisent des figures de second rang, des candidats qui leur sont présentés par les médias, par la presse internationale, par des médias à la solde des multinationales ou des organisations internationales, bref par des médias indépendants, elles perdent la partie. Or comme Joseph Kabila ne peut se représenter aux élections, les masses n’ont aucun candidat en lequel croire. La majorité présidentielles compte des hommes remarquables, mais elles ne les connaissent pas. Et rien n’est fait pour qu’elles les découvrent et pour qu’elles les choisissent. La raison en est simple. Si la majorité présidentielle ne fait pas campagne pour un candidat de son camp, c’est que cela ne ferait qu’exacerber les choses, que provoquer les critiques, qu’inciter à la révolte. On connait ce genre de révolte qui se fomentent depuis les capitales étrangères, et dont l’argent des multinationales finance la propagande qui est relayée à peu près au même moment dans tous les foyers du monde. Se ranger en ordre de bataille autour d’un candidat, ce serait tendre la perche à toutes sortes de gens pour poursuivre le bashing auxquels ils n’ont jamais cessé de recourir. Les mauvais candidats ne se vendent jamais aussi bien que lorsqu’il leur est donné la possibilité de critiquer les bons sans que ceux-ci n’aient la possibilité de répliquer. Et ils ne le peuvent pas puisqu’ils ne contrôlent aucune organisation internationale, puisqu’ils n’ont pas d’industrie qui leur permettrait de fabriquer des missiles et des bateaux de guerre non plus.
Au Venezuela, Chavez a pris soin d’organiser sa succession, ce qui seul a permis à sa majorité et aux principes qu’elle défend, de se maintenir au pouvoir, mais, chaque fois, à chaque élections, et même entre elles, ce sont des scrutins à hauts risques, des tentatives violentes de coups d’état, des campagnes mensongères atroces, relayées par les grands pays prétendûment démocratiques.
Ces soi-disant pays démocratiques sont en fait des citadelles d’usuriers pressés par le besoin d’asservir le reste du monde, pour lui extorquer son argent d’une part, ses ressources naturelles en second lieu, et enfin sa main d’œuvre, d’autre part, aux pays moins riches. Qui dit asservir, dit provoquer une afflux de réfugiés, et les faire travailler pour deux fois rien. Asservir cela veut dire aussi revendre, transformer, et avant tout consommer les ressources et la production alimentaire des autres. Le niveau de consommation de ces pays est plusieurs fois plus élevé que celui des autres.
J’ai l’impression qu’ils s’acharnent sur le Congo pour plusieurs raisons. D’une part, ils luttent l’un contre l’autre pour s’y tailler des zones d’influence. Le Congo est un pays partagé en plusieurs zones d’influence. Depuis que certaines puissances internationales y ont provoqué une guerre et que toutes sortes d’organisations rebelles soi-disant démocratiques y ont semé la désolation, le gouvernement congolais ne contrôle plus qu’à moitié certaines parties de son territoire et la chasse y est ouverte presque en permanence, la chasse aux travailleurs, aux matières premières, etc…
Les richesses de l’Est sont écoulées et revendues sur le marché rwandais, ou en Zambie, ou encore ailleurs. Dans une grande partie de ce territoire, la population déstabilisée a le choix entre l’atroce travail dans les mines, la vie dans des camps de réfugiés ou l’engagement dans des organisations d’autodéfense.
Cette situation est passée sous silence par les candidats aux élections dont parle le plus la presse belge et étrangère. Elle est jugée par eux pratiquement normale. Comme faisant partie des meubles en quelque sorte. Et ils contribuent même à imposer un tabou la concernant. On ne connaît pas d’autre point de vue sur cette situation que celui qui consiste à en attribuer dans des termes plus ou moins directs la responsabilité au pouvoir en place actuellement. Pour tout dire nul n’a la possibilité d’exprimer un autre point de vue. Et si des dirigeants congolais le faisaient, cela provoquerait probablement de nouveaux massacres à l’Est, ou carrément une nouvelle guerre.
Il résulte de cette situation qu’en Afrique, les scrutins électoraux démocratiques servent à conditionner avant tout une forme d’impuissance, à la légitimer, à rendre illégitime, condamnable, toute attitude qui tenterait d’y remédier. Les réformes les plus nécessaires et les plus élémentaires sont pratiquement toutes hors de propos.
La seule voie possible est celle du consensus de Washington, de la stabilité, de l’ouverture des marchés financiers et de l’état minimal, et, il faut bien le dire, du pillage des ressources et du saccage de la nature et de la société. La moindre erreur de casting ou d’orientation se paie cher.
Pour la majorité présidentielle, usée par vingt ans de lutte et de revers en tout genre, malgré les progrès réalisés dans toutes sortes de domaines, malgré la stabilité acquise, cette situation rend toute campagne présidentielle aussi vaine qu’inutile. Lutter contre cette situation expose par contre à l’aggraver, et la rendre encore plus complètement inextricable.
Ne pourrions-nous pas au moins tenter de dénoncer cette situation?

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BHL à pleurer à propos de Mélenchon

Dans le Point du 29 mars 2017, B.H.L, l’auteur à succès bien connu , le grand copain des Peshmergas, un habitué de la Croisette, a commis un nouvel épigramme, cette fois aux dépens de Mélenchon. Continuer la lecture de BHL à pleurer à propos de Mélenchon

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Attitudes des électeurs par rapport aux élections présidentielles et choses à dire à chacun pour le convaincre de voter pour Mélenchon

Que dire à quelqu’un qui ne sait pas pour qui voter? Il y a plusieurs cas. Continuer la lecture de Attitudes des électeurs par rapport aux élections présidentielles et choses à dire à chacun pour le convaincre de voter pour Mélenchon

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France insoumise, P.S. et chômage.

 

Les grands médias essaient de susciter un rapprochement entre le PS et Mélenchon. Ce faisant, ils espèrent éliminer Mélenchon et imposer un agenda économique. Continuer la lecture de France insoumise, P.S. et chômage.

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L’incertitude.

Le mineur. Sculpture de Constantin Meunier

 

Jacques Généreux, une des chevilles ouvrières de la campagne électorale et un des intellectuels à la base du programme de Jean-Luc Mélenchon vient de publier un livre où il propose d’arrêter de voter n’importe comment : Les bonnes raisons de voter Mélenchon (édition « Les liens qui libèrent », 2017). Continuer la lecture de L’incertitude.

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Débat télévisé avec Jean-Luc Mélenchon et Nathalie Arthaud.

On n’est pas couché, avec Jean-Luc Mélenchon et Nathalie Arthaud. 11 mars 2017. Débat télévisé intéressant. Belle émission. Pas vu le temps passer. Continuer la lecture de Débat télévisé avec Jean-Luc Mélenchon et Nathalie Arthaud.

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Les médias et la campagne électorale présidentielle française

Travailleur en train de se reposer.

 

En France, pour le moment, les médias fabriquent les faits, les réputations à du cent à l’heure. Ils inventent tout. Continuer la lecture de Les médias et la campagne électorale présidentielle française

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Ingérence dans le processus démocratique en R.D.C..

 

Les médias français, du moins certains, ne cessent de calomnier le gouvernement congolais, de désinformer l’opinion publique. S’ils traitent de certaines choses, c’est toujours pour faire des reproches au gouvernement congolais et à Joseph Kabila, pour remettre en cause leur stratégie politique. Continuer la lecture de Ingérence dans le processus démocratique en R.D.C..

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Lorsque Napoléon rime avec Macron

NNapoléon à côté de Macron. Amusante devanture d'un libraire à Meslin l'évêque, en Hainaut.

 

Des élections et des candidats.

Macron plaît. Il a la stature d’une star sans en avoir le génie. Il en a le look. Le mode de vie. Les idées. Il est médiatique à outrance. Continuer la lecture de Lorsque Napoléon rime avec Macron