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De la stigmatisation du chômage à la dictature du capital

Tous les jours, depuis des décennies, des chômeurs sont exclus du chômage, ou suspendus, ou ils doivent payer des amendes. Le mécanisme est bien réglé. Désormais, même ceux qui chôment en ayant travaillé à temps plein pendant longtemps sont confrontés à des problèmes. Ils doivent également prouver qu’ils recherchent activement du travail. Sur ce plan, aujourd’hui, tout le monde est logé à la même enseigne. Continuer la lecture de De la stigmatisation du chômage à la dictature du capital

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Manifestation de chômeurs

La société prive de plus en plus de chômeurs de leurs allocations, elle les exclut, ou les sanctionne, en laissant entendre que ce sont eux qui profitent de la situation. Continuer la lecture de Manifestation de chômeurs

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Les questions que se posent les syndicats sont-elles les bonnes?

Remarquable débat, très instructif, à la FGTB ce jeudi 8 sur la RTT (réduction du temps de travail), qui faisait écho au nouveau livre de Pierre Larrouturou et de Dominique Meda, Einstein avait raison, il faut réduire le temps de travail. Sauf que comme l’a précisé Denis Desbonnet au moment du débat, ça fait 40 ans qu’on parle de réduction du temps de travail. En fait, cette dernière est la principale revendication du monde du travail depuis deux cent ans au moins comme le mentionne un fascicule de la FGTB (Osons prendre le temps) sur l’histoire de la réduction du temps de travail, .
Pour Jean-Pierre Page qui a écrit le livre Camarades, je demande la parole, les luttes se radicalisent, et le syndicalisme de lutte en redevient souhaitable, défendable, il représenterait à nouveau une perspective intéressante. Le livre de J.P. Page expose assez bien les failles du syndicalisme, sa collaboration dans la stratégie de démolition des acquis.
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Engagement à reculons contre le réchauffement climatique

D’une manière presque unanime, la presse occidentale voit subitement dans Obama un grand leader en faveur du climat, tout cela parce que le 3 septembre, la veille de l’ouverture du G20 à Hangzhou, il a ratifié les accords de Paris sur le climat. Continuer la lecture de Engagement à reculons contre le réchauffement climatique

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Quelques mots au sujet de la fermeture de l’usine de Caterpillar à Charleroi.

Patatras ! C’est le mot : patatras. Une fermeture d’usine à l’américaine. Continuer la lecture de Quelques mots au sujet de la fermeture de l’usine de Caterpillar à Charleroi.

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Les Anglais quittent l’Union européenne. Bilan!

Calicot affichant Juncker ontslag démission
Manif Grèce

Dire qu’il y a quelques jours seulement, les Européens pensaient encore avoir découvert la recette du bonheur ! Continuer la lecture de Les Anglais quittent l’Union européenne. Bilan!

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La fourmi et la cigale

La fourmi ayant accumulé trop de richesses, et les autres insectes n’ayant plus de travail à cause d’une formidable pénurie, craignait pour sa vie. Méfiante à l’égard de tous, se cherchant une alliée, et pour tenter en même temps de percer à jour ses intentions, elle alla demander conseil à la cigale sa voisine.

« Je ne sais que faire », dit la fourmi
« Mes trésors, sont-ils en danger?
« La nature est exsangue, les mers sont polluées,
« Les matériaux dont je me servais en abondance sont devenus introuvables.
« Je ne suis pas ruinée, parce que j’ai accumulé beaucoup de biens,
« Mais je vis dans l’angoisse, j’ai peur qu’on ne me prenne ce que j’ai. Personne n’a plus de travail, et tout le monde a besoin de se nourrir, la tentation des bêtes est compréhensible.

« Vous travailliez, vous n’avez jamais cessé de travailler
« Vous bossiez toute la journée
« Formidable, quel courage!», répondit la cigale.
« Mais vous n’avez pas réfléchi à grand-chose.
« Il n’y a même plus d’arbres autour de vous, d’herbe. Plus rien ne pousse. »

« J’ai besoin de m’en prendre à d’autres pour me tirer d’affaires, d’inventer des crimes qui n’existent pas et d’accuser tout le monde pour me débarrasser de ceux dont je crains la vengeance », expliqua encore la fourmi.

« Alors qu’il serait plus facile de partager, et de vous entendre avec les autres. Tout le monde vous en saurait gré, » rétorqua la cigale.

« Certes, mais cela ne changerait pas grand chose. Personne n’a plus rien à faire. Mes petites réserves une fois partagées, nous ne mettrions pas longtemps à mourir tous de faim », renchérit la fourmi.

« Mais non, pourquoi, il y a plein de choses à faire. Il suffit de rendre ce monde à nouveau habitable. Vous empêchez tout le monde de faire quoi que ce soit, simplement parce que vous, vous ne pouvez pas faire ce que vous avez l’habitude de faire en faisant travailler les autres: de l’argent.
« Si vous ne vous en preniez pas à tout le monde, les gens finiraient peut-être par s’organiser pour faire autre chose que des voitures, des ordinateurs, des tracteurs.
« Il y a mille choses à faire.
« Vous êtes des centaines dans le même cas. Vous ne savez que faire, alors vous payez des insectes pour faire la guerre aux autres et pour éloigner de vous le danger.
« Je vous répète: partagez! Contentez-vous de produire à une autre échelle, sans songer à accumuler d’énormes profits, sans piller ce qui appartient à d’autres. Il faut nettoyer les cours d’eau, assainir, réhabiliter toute la nature.
« Il y a des coins sur cette planète où les bébés cigales jouent à côté de terrils plein de déchets toxiques, nagent dans des fleuves pleins de pétrole, ou même jouent avec des débris de centrales nucléaires. On ne sait même plus s’il s’agit de fourmis ou de cigales. On les appelle des fougales.
« En attendant, partagez avec moi les denrées de mon petit potager. Vous ne vous nourrissez plus que de boites de conserve. Vous finirez par perdre tout appétit.

« Par chance, vous avez quelques centimètres carrés à vous », répondit encore la fourmi. L’état, autrement dit moi, la fourmi, ne vous a pas tout pris.

« Dans votre grand jardin, vous pourriez faire pousser de quoi nourrir toute la contrée », dit encore la cigale.
« Mais il faudra le dépolluer. Il est rempli de ferraille et vos petites pattes pataugent dans la poussière de plomb et baignent dans le pétrole » ..
« Prenez à cœur de réhabiliter le sols que vous avez laissé se dégrader.
« Je vous apprendrai à faire pousser des radis, des fraises, des chicons, des carottes, sans utiliser un tracteur de trois tonnes…

La fourmi rentra chez elle réconfortée, et ayant, pour une fois, bien mangé. Ainsi, en partageant, évite-t-on bien des désagréments, et même parfois des guerres, qu’on déclare le plus souvent soi-même, dans le seul but de préserver ce qu’on a en grande partie volé.

Monument au travail. Sculptures de Constantin Meunier. Quai aux yachts, Bruxelles.
Monument au travail. Sculptures de Constantin Meunier.
Quai aux yachts, Bruxelles.
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Le Monument et le code du travail

Le Monument du Travail

Il a fallu 30 ans pour construire un monument pour y exposer les statues de travailleurs de Constantin Meunier. Plusieurs débats parlementaires et un concours furent nécessaires. Continuer la lecture de Le Monument et le code du travail

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Les démocrates et l’évasion fiscale

Les démocrates, ou plutôt ceux qui revendiquent officiellement ce label, quelquefois avec chaleur, ne sont pas portés sur l’égalité. Ils ne sont portés sur l’égalité qu’en ce qui concerne une minorité. Ils défendent une certaine logique égalitaire, pas une autre. Et ils défendent en même temps une logique inégalitaire.
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Il faut redonner vie et sens à la lutte.

Que penser du nouveau projet du gouvernement d’étendre le Projet Individualisé d’Intégration Sociale (le « PIIS ») à tous les bénéficiaires du revenu d’intégration, autrement dit à ceux qui dépendent de l’aide des CPAS. Continuer la lecture de Il faut redonner vie et sens à la lutte.