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INFOLETTRE DU PLUMITIF

INFOLETTRE N°1 (février 2015)

Au sujet des derniers articles publiés ou réédités sur le blog du Plumitif.

1. J’ai mis en ligne un article sur le contexte politique et économique actuel de la stigmatisation des chômeurs. Il s’agit d’un ancien article. Son titre a changé. J’ai un peu restreint la quantité de sujets abordés. Il abordait trop de choses. Le résultat est plus critique. 
J’y traite des fausses raisons de la stigmatisation des chômeurs. Et bien sûr des vraies. Le principal problème, c’est l’existence des chômeurs, ou le chômage de masse. Mais bien sûr, ce problème ne peut être reproché aux chômeurs. Au contraire. Et encore. Est-ce réellement un problème? La plupart des chômeurs sont actifs la plupart du temps. Ils ne chôment qu’une partie du temps. La moitié des chômeurs ne restent pas au chômage plus d’un an. Mais, évidemment, ils retournent au chômage. Il faudrait se demander pourquoi il est si difficile pour les chômeurs d’obtenir un CDI. Au lieu de leur reprocher de ne pas disposer de ce genre de statut. En fait, on fait du chômage un problème dans le seul but de promouvoir l’exploitation. 
Beaucoup de patrons exploitent des travailleurs dans des conditions très précaires. Tout est prévu pour le leur permettre. La justice est très accommodante avec ces petits patrons. Il faudrait se demander pourquoi la réaction du monde du travail n’est pas non plus à la hauteur. Si l’on réfléchit à cette réaction, les chômeurs, ou plutôt ceux qui parlent à leur place, revendiquent le maintien des droits acquis. C’est tout. Ils ne revendiquent rien d’autre. On ne peut pas se contenter d’être dans le contre. On ne peut pas dire oui à l’ONEM tel qu’il fonctionne ou tel qu’il a fonctionné pendant longtemps. Il s’agit au contraire de reconstruire un nouveau système social en tenant compte de l’expérience acquise, de ses dérives et de celles de la société en ce qui le concerne. Sans cela, un mouvement véritable de chômeurs n’a aucune chance de naître, d’atteindre son but.  Ce système a montré qu’il était loin d’être égalitaire. En cela, de fait, l’état providence doit être refait, amélioré, transformé. Il contribue lui-même à chasser des travailleurs du monde du travail.
Il faut refaire cette société, avant qu’elle n’éclate pour de bon. Il ne s’agit pas de tout recommencer à zéro, mais d’améliorer de manière substantielle le système existant, et de le rendre acceptable pour tous. L’ONEM, il faut le financer, ou il disparaîtra. Il finance les revenus de remplacement des gens victime de la sélection, de l’élitisme, de l’égoïsme, il est un antidote à l’égoïsme de la société, tout comme les C.P.A.S., mais il faut cesser d’abuser de ce système pour discriminer davantage les travailleurs, pour influer dans le mauvais sens sur l’organisation du travail.
Les chômeurs se mobiliseraient sans doute beaucoup plus si les syndicats ne réduisaient pas excessivement les enjeux de la mobilisation pour le droit au chômage, et n’abondaient pas dans le sens d’un maintien des règles existantes.
Je dois encore approfondir ce problème. J’espère pouvoir sous peu mettre en ligne quelques textes à ce sujet. Une conférence à ce sujet devrait également être programmée.

2. J’ai également amélioré la présentation de ma conférence sur la situation en R.D.C. dont les élites médisantes et corrompues occidentales actuelles stigmatisent le régime. Elles stigmatisent tout ce qu’elles peuvent. En effet, elles ne se contentent pas des chômeurs, des Russes. Elles stigmatisent tous ceux qui ne leur mangent pas dans la main, qui n’acceptent pas de se faire traiter comme des enfants en bas âge, de travailler pour rien ou quasi rien, de laisser piller leur pays, de s’endetter pour rien. 
Pour critiquer le régime congolais, les droits de l’homme sont mis à toutes les sauces. En R.D.C., la référence aux droits de l’homme sert à dissimuler un génocide et ses raisons, le pillage des matières premières, et à légitimer des agressions internationales à répétition.
On sait que les puissances occidentales manoeuvrent depuis longtemps pour empêcher J. Kabila de se représenter aux élections. Elles ont financé un mouvement de contestation ce qui a provoqué des morts. Mais évidemment, elles accusent le régime congolais. Or, si un autre régime était au pouvoir au Congo, il y aurait beaucoup plus de victimes à cause du pouvoir. Actuellement, c ‘est la guerre qui est à l’origine du grand nombre de morts qu’il y a au Congo. Les puissances occidentales se servent de toutes sortes de prétextes pour justifier les interventions meurtrières des armées rwandaises, et parfois ougandaises au Congo. En réalité, elles profitent du pillage des ressources naturelles du Congo organisé et effectué par les Rwandais et par les guérillas à leur solde. Les critiques des puissances occidentales sont particulièrement injustes, et même retorses.  
Ces critiques rendent très compliquées l’organisation d’élections impartiales au Congo. Le financement de certains partis par des puissances étrangères, les opinions toutes faites véhiculées par la presse internationales ne peuvent manquer de fausser gravement les élections. La principale question qui se pose concernant le Congo concerne l’avenir de la démocratie. Il est évidement qu’une personnalité comme Joseph Kabila qui représente quand même quelqu’un qui a rétabli la paix, en tout cas à l’intérieur du Congo, dont la gouvernance a engendré une croissance continue, en dépit du pillage et des obstacles, qui a restauré la démocratie après 40 ans de dictature, a plus de chances de remporter les élections qu’une personnalité, peut-être très valable, mais sans impact sur le plan symbolique. Des voyous comme Jean-Pierre Bemba, qui continue à bénéficier de toutes sortes de protections en dépit de ses crimes, ou des personnalités qui seraient soutenues, présentées a priori très favorablement par les médias internationaux, même sans aucun fondement, surtout sans aucun fondement, auraient beaucoup de chances de remporter les élections, parce que le peuple ne verrait pas assez clair dans les choix proposés, parce que l’agitation organisée l’empêcherait de voir clair, parce que les médias congolais eux-mêmes seraient muselés par les critiques, ou parce que les puissances occidentales  profiteraient des circonstances pour tenter de provoquer un putsch. Elles le font à chaque fois. Les médias blancs, néocolonialistes, n’auraient qu’à reproduire les clichés répandus partout. Or la conséquence d’une telle manipulation, ce serait l’arrivée, l’accès au pouvoir d’un dirigeant opportuniste, comme il y en a tant en Afrique, d’un petit soldat des multinationales et des élites antisociales et sectaires occidentales qui, on le sait bien, en Afrique, et surtout au Congo, ont l’habitude d’organiser des massacres à grande échelle. Il s’agit pour l’Occident de provoquer un basculement, comme en Côte d’Ivoire, et d’en profiter pour organiser des chasses aux sorcières pour le compte de leurs protecteurs, pour organiser une authentique restauration. Cela mettrait fin à un décollage encore fragile, à la croissance, et donnerait probablement lieu à une occupation en règle par des troupes étrangères. Il sera presqu’impossible d’empêcher les puissances occidentales d’organiser éventuellement un putsch.  
Les alternatives ne sont pas légion. Il s’agit de faire le point et de déterminer quelles ripostes sont possibles, quelles mesures sont à prendre.

3. Enfin, j’ai refait encore une fois le design du site. J’ai un peu travaillé sur ce site. Avec mes petits moyens, les changements ne sont pas fantastiques. Mais le résultat obtenu est encore provisoire. Je compte encore l’améliorer, et, peut-être, finirai-je par en faire un chouette site, bien présenté, au design attractif.