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Où va-t-on?

Travailleur en train de se reposer.

Concevoir un
programme politique n’est pas une mince affaire. Je ne vais pas en
faire tout un fromage. Mais c’est d’autant plus complexe, que, ce
qu’il nous faut, c’est un programme différent de ceux que les
partis traditionnels et même les autres ont l’habitude de faire.
Tout d’abord, il faut déterminer quel(s) but(s) est (sont) à
poursuivre. Ensuite, il faut définir les moyens qu’on est en
mesure d’utiliser, ou qu’il s’agirait d’utiliser pour
atteindre ce(s) but(s).
La plupart des programmes politiques
essaient d’imaginer des objectifs vaguement compatibles avec les
croyances politiques habituelles. Il s’agit pour eux de mettre
l’accent sur l’une ou l’autre croyance et d’orienter
l’électeur, l’internaute, le plouc quoi, de manière à
crédibiliser le plus possible les propositions qu’ils formulent.
La magie des élections sert même à rendre parfaitement crédibles,
bref souhaitables, des programmes totalement abjects, voire même
aberrants.
Or les grands objectifs qu’il s’agit de
poursuivre collectivement sont désormais hors d’atteinte par cette
manière de faire. Les programmes politiques existants tablent sur
une sorte de statu quo. Les politiciens, même les plus aguerris, ont
a l’air de croire que, pour que rien ne change, il suffit d’agir
sur des variables extérieures au système que l’on prétend
préserver. Ils n’ont pas d’autre alternative. Or lutter pour que
rien ne change, c’est
lutter pour que les mêmes causes qui sont en train de provoquer des
catastrophes continuent à agir et à fonctionner.

Bref les programmes
politiques existants provoquent des catastrophes en prétendant les
éviter. Il en est ainsi parce qu’ils sont largement imposés par
des individus et des structures surpuissantes qui ne voient dans le
bien commun qu’une formule servant à justifier des stratégies qui
leur permettent de s’enrichir à court terme. Ces individus
surpuissants se rencontrent par exemple lors de réunions
internationales comme à Davos. Ou ils font partie de groupes comme
le club du Bilderberg.
Tout est dans la présentation qui est
faite de leurs stratégies économiques en général par les partis
politiques qui ne trouvent rien d’autre à faire que se mettre à
leur service, et dans le flou intégral qui entoure les profits, les
injustices qu’elles permettent d’engendrer.
Des dispositifs
sont même utilisés pour imposer ces stratégies qui s’apparentent
à du chantage, à des coups de force. Ainsi, la crise de 2008
a-t-elle permis d’extorquer 800 milliards au trésor américain.
800 milliards qui sont en grande partie allés dans les poches des
plus riches.
Une toute autre stratégie politique aurait eu un
impact tout différent, mais, quoique nettement meilleure, elle
aurait très probablement provoqué des insurrections si elle avait
été mises en œuvre. C’est ce type de conséquence qu’Alexis
Tsipras a prétendu éviter au dernier moment, alors qu’il s’était
mis en mesure de pouvoir prendre la décision sans précédent
d’opter pour cette autre stratégie politique.

En 2008, il aurait
mieux fallu liquider les banques faillies, pas seulement l’une
d’entre elles, et aider une partie de la population à vivre sur un
pied différent, à changer progressivement de modèle de vie. On
aurait dû en profiter pour fermer des centrales nucléaires.

Changer de mode de
vie, rendre possible un autre type de rapport au travail, à la
société, réinsérer d’un coup une partie des exclus, partager le
travail, mettre au point de nouvelles logiques d’aide, pour que le
plus grand nombre trouve à nouveau leur place dans la société,
profiter de l’occasion pour mettre quelques grandes fortunes sur la
sellette, et pour imposer quelques réformes aux banques et aux
grandes entreprises, aurait dû être fait, ou, du moins, entrepris,
après 2008.
Il aurait aussi été souhaitable d’en profiter
pour mettre sur pied un programme de lutte contre la pollution des
mers, de l’air, de la nature et des sols. Sans parler de celle
des esprits auquel, en dépit de ses mérites, l’enseignement
lui-même contribue en classant, séparant, hiérarchisant les
élèves, en leur inculquant toutes sortes de préjugés, notamment
sur le travail, comme si travailler pour quelqu’un d’autre, pour
lui permettre d’amasser de l’argent à n’importe quel prix,
avait une quelconque valeur, ou sur la démocratie. Comme si le fait
d’avoir des Parlements représentait le nec plus ultra de la
politique.
Voilà le type de programme alternatif qu’il
aurait fallu mettre au point et appliquer. Ne pas l’avoir fait nous
expose aujourd’hui à des crises financières plus dévastatrices
que jamais, que les gouvernements en place sont en train de chercher
le moyen de maquiller, de dissimuler ou de nier à tout prix en
provoquant d’autres catastrophes, ou en leur inventant des causes
imaginaires. Il semble que la théorie du réchauffement climatique
fasse partie de ces mécanismes de dissimulation.
Bref, les
choses vont trop loin. C’est le cas depuis longtemps, mais les
conséquences des abus et des dérive à l’œuvre depuis longtemps
sont seulement maintenant sur le point, sinon d’éclater, du moins
de donner leur pleine mesure. Beaucoup parlent tout simplement de fin
du monde. Il est évident que si certains monstres d’orgueil et de
pouvoir sont confrontés à des échecs, ils pourraient bien tenter
le tout pour le tout et provoquer une crise d’une ampleur jamais
atteinte. Il est même possible qu’il ne soit même pas nécessaire
qu’ils se décarcassent pour provoquer une telle catastrophe. Que
se passera-t-il le jour où il fera 150 degrés Celsius en Australie
pendant tout un mois ? Ou quand, en Europe occidentale
elle-même, l’eau ne sera tout simplement plus potable à force
d’avoir laissé des multinationales en assumer seules la gestion,
et n’avoir rien fait pour affronter les problèmes existants, ayant
surtout consacré leur énergie à les nier et à empocher de
l’argent.

Quelle stratégie
politique, quel programme politique donc, seraient en mesure
d’affronter de telles menaces, de repousser une fin du monde
imminente , tout en permettant à chacun de s’épanouir. Il ne
s’agit pas bien sûr, quoique ce soit ce que certains ont en vue,
de généraliser les travaux forcés, de renouer avec l’expérience
des camps et des formes d’économie et de capitalisme de guerre.
Pour quoi faire, il serait temps de se poser la question ? Pour
éviter de se faire écraser et mettre au travail par les Chinois ?
C’est une menace que ne manquent pas d’agiter les nombreux
dirigeants occidentaux qui ne voient plus d’autre solution de plus
en plus qu’une sorte d’esclavage, ou la guerre, en principe
d’abord par procuration, et contre des puissances moyennes, mais,
forcément aussi, contre des grandes puissances et de manière
déclarée, et, en fait, les deux. 
Construire des
méga-prisons, enfermer toutes sortes de catégories de personnes,
séparer parents et enfants, provoquer des guerres dans des petits
pays, et armer d’autres petits pays pour les rendre totalement
monstrueuses, limiter les libertés, surveiller Internet et toute la
population grâce à Internet, sous prétexte de l’accabler de
publicités, adaptées à ses goûts et préférences,
telles sont les logiques en
vigueur. Toute politique qui critique ce type d’objectifs, ou les
mesures prises qui convergent vers ces objectifs, bref les politiques
dites sociales, ou écologistes, sont traitées en ennemies ou
instrumentalisées.

Il
s’agit aussi de convaincre de voir
les choses autrement des
masses que d’énormes moyens de pression, qu’une propagande
organisée convainquent pour l’instant du contraire, et qu’ils
continueront à duper jusqu’au dernier moment, un peu comme, à
la fin de la seconde guerre mondiale, Hitler
dans son bunker continuait à donner des ordres aberrants à ses
généraux qui continuaient à lui obéir.
Que
dire de plus sans écrire tout un essai sur la question ? Il
nous fait élaborer un programme capable de dire stop à
d’effroyables
dérives.
Il nous faut le construire et le mettre en œuvre. C’est notre
seule chance de survie. Et, en tout cas, pour 99 % des gens,
pour les ploucs que nous sommes, notre seul espoir de sauvegarder nos
espérances et notre droit au bonheur, et, pour beaucoup, même,
leur chance d’y accéder.

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Le château de cartes des élections communales

Comment a fonctionné la communication entre PS et PTB?


Explications de Raoul Hedebouw au sujet des négociations électorales entre le P.S. et le P.T.B..

La presse a fourni une pseudo-analyse. Elle a permis de saisir certaines choses, mais il n’y a pas eu de débat au sens fort du terme au sujet des refus des uns et des autres. Il n’y a pas eu de post-négociations. Il y a eu un début de débat. C’est mieux que rien. Mais ce n’est pas assez.

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Brochure programme du parti QQVF

couverture de la brochure électorale de la liste QQVF

 

Dans cette brochure, en tant que tête de liste de QQVF (Qu’est-ce qu’on va faire?), j’expose le pourquoi de mon engagement, ma vision de ma belle Commune, et de ses problèmes, et j’évoque de manière synthétique quelques solutions et quelques objectifs que l’on pourrait tenter de conférer à la politique communale. Cette agréable brochure, réalisée, comme toujours dans l’urgence, avec les moyens du bord, se clôt par cette proposition: faire de Saint-Gilles un territoire zéro chômeur.

 

Paul Willems

brochure_elections_communales.pdf

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De la stigmatisation du chômage à la dictature du capital

Tous les jours, depuis des décennies, des chômeurs sont exclus du chômage, ou suspendus, ou ils doivent payer des amendes. Le mécanisme est bien réglé. Désormais, même ceux qui chôment en ayant travaillé à temps plein pendant longtemps sont confrontés à des problèmes. Ils doivent également prouver qu’ils recherchent activement du travail. Sur ce plan, aujourd’hui, tout le monde est logé à la même enseigne. Continuer la lecture de De la stigmatisation du chômage à la dictature du capital

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France insoumise, P.S. et chômage.

 

Les grands médias essaient de susciter un rapprochement entre le PS et Mélenchon. Ce faisant, ils espèrent éliminer Mélenchon et imposer un agenda économique. Continuer la lecture de France insoumise, P.S. et chômage.

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Les médias et la campagne électorale présidentielle française

Travailleur en train de se reposer.

 

En France, pour le moment, les médias fabriquent les faits, les réputations à du cent à l’heure. Ils inventent tout. Continuer la lecture de Les médias et la campagne électorale présidentielle française

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Pronunciamento!

Manif 1er mai 2009

 

Quand ils ont mis des dictateurs non élus ou des présidents élus au pouvoir dans les pays qu’ils venaient à peine de renoncer à occuper, nul n’a rien dit. Quand ils ont affamé leur population, pillé leurs ressources, tout le monde a jugé cela normal et même très pratique. Continuer la lecture de Pronunciamento!

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Quelques mots au sujet de la fermeture de l’usine de Caterpillar à Charleroi.

Patatras ! C’est le mot : patatras. Une fermeture d’usine à l’américaine. Continuer la lecture de Quelques mots au sujet de la fermeture de l’usine de Caterpillar à Charleroi.

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Il faut redonner vie et sens à la lutte.

Que penser du nouveau projet du gouvernement d’étendre le Projet Individualisé d’Intégration Sociale (le « PIIS ») à tous les bénéficiaires du revenu d’intégration, autrement dit à ceux qui dépendent de l’aide des CPAS. Continuer la lecture de Il faut redonner vie et sens à la lutte.