Publié le

Qui s’attaque au parlementarisme ?

La gauche est en train de se transformer en petit Poucet. Elle critique les paroles, les mots utilisés. Que signifient les paroles ? La gauche se protège un peu, mais elle ne remet rien en question, sauf, en fin de compte, le choix des gens, ou plutôt celui des dirigeants, et de tout le système qui les a élus. Ce parlementarisme, qui, souvent, revient justement à ne parler de rien, à étouffer certaines choses, à se substituer à la parole, à faire prévaloir une langue de bois, des discours, à rendre caducs ceux qui ont le plus de sens. On se demande qui s’attaque au parlementarisme ? Le parlementarisme, c’est le parlementarisme.
La gauche veut empêcher les dirigeants de la N.V.-A. de prendre leurs aises, de se comporter en maître, de se croire tout permis, et d’en remettre encore et encore, de dégoûter tout le monde, bref de faire joujou avec le pouvoir. Elle anticipe. Elle essaie de baliser. Elle met toute la situation sur le dos de la mérule. Elle essentialiserait. Mais ce qu’elle reproche, on le pratique déjà à tour de bras, en noir et blanc et en couleur. Au lieu de remettre ceux qui le méritent à leur place! Elle n’a pas prévu de contre-discours efficace, excepté mettre un groupe humain sur un piédestal.
Elle a l’air pressée d’en finir, d’interdire. S’agit-il d’un interdit libérateur, ou s’agit-il au contraire de les exciter un maximum?
La conséquence, c’est que personne ne parle de rien. Tous se surveillent. On ne parle de rien une fois de plus. La gauche elle-même ne dit rien à part le fait qu’elle fait des critiques. Certains se mettent à parler d’une mauvaise façon.
Nul ne tient de discours clair. Beaucoup en profitent pour se faire passer pour des petits saints.
Que fait-on dans ce cas? On attend que ça passe?
Ne vaudrait-il pas mieux nuancer, positiver ce qui peut l’être, au lieu de fabriquer des monstres.