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Le Collectif citoyen, versus région bruxelloise ?

Avanti popolo!

Le Collectif citoyen, versus région bruxelloise ?

Lors des réunions du Collectif citoyen à l’Espace citoyen, rue de la grande île, on discute, on papote, on ne se prend pas la tête. Les gens sont contents d’être là. Il y a un peu de monde. Lors des réunions, les gens se jettent des idées à la tête, mais il n’y a rien là de sûr, de précis, de formel. On cherche. On se pose des questions. On aimerait que davantage de gens s’en posent et en débattent avec nous. Oui, on parle de transparence. On se demande aussi s’il est légitime d’inclure la région germanophone dans la Région wallonne. On se montre un peu tatillon. On ne parle pas forcément de l’essentiel. On pense que c’est en s’attaquant aux dérives des institutions politiques qu’on va réussir à améliorer les choses. Mais quelles choses ? Il en est à peine question. La pollution, le climat ? Les évènements récents qui concernent le climat ont mis en exergue les faiblesses organisationnelles du système, son impuissance, son refus de prendre en compte certains faits troublants, d’agir en conséquence. Mais l’on ne dispose pas d’une explication transcendante pour autant. Personne ne peut expliquer pourquoi en définitive les élus n’ont pas daigné apporter de changement à l’article 7 de la constitution. Parce qu’il y a une majorité qui est contre. Est-ce une question de transparence ? Pas vraiment. Mais peut-être aurait-on droit à une autre majorité si le fonctionnement de la politique était un peu plus transparent? Peut-être ? Pas forcément. Il est possible que les choses soient pires encore.

Les débats du collectif citoyen permettent à peine d’approfondir les choses, d’aborder un problème, de traiter d’une question : celle de la fiabilité des institutions politiques.
Je dirais que la plupart des membres sont apolitiques. Ils n’ont jamais fait de politique. Ils s’engagent parce qu’ils pensent que l’on pourrait améliorer le fonctionnement de la démocratie, parce qu’ils ne croient plus guère à l’efficacité de la politique. Ou, plutôt, ils ne croient plus guère qu’ils peuvent se passer d’en faire eux-mêmes. Mais ils ne pensent pas non plus que cela ait encore du sens d’en faire dans des grands partis. Non, leur but est d’améliorer le fonctionnement de ces grands partis à partir de l’extérieur. Il est également d’améliorer le fonctionnement des institutions politiques. Les deux vont de pair.

Mais comment, à vrai dire, la plupart n’en savent pas grand-chose. Même ceux qui croient en savoir davantage, en fait, n’en savent rien. Il est question de transparence. Ce terme revient souvent dans la conversation. Ou bien il est question de participation. Concernant la transparence, tout un mouvement existe qui réclame plus de transparence de la part du monde politique. Des scandales ont récemment agité le landerneau politique. L’affaire du Samu social ou l’affaire Publifin révèlent l’existence de pratiques douteuses, en lien avec les dramatiques inégalités qui grèvent de plus en plus la société. Mais ces pratiques ne représentent qu’un aspect du problème. L’on ne pense pas nécessairement à cela quand on critique le manque de transparence du pouvoir, ou encore, de la manière actuelle de faire de la politique.
Derrière le manque de transparence des institutions, d’autres problèmes se profilent. Comment imaginer que des institutions politiques puissent être transparentes quand tout le système et l’économie sont basés sur l’évasion fiscale, quand des associations pléthoriques sont financées de toutes sortes de façons, parfois par des bailleurs de fond d’une autre partie du monde ?
Il est certain que l’on aborde un sujet plus complexe qu’il ne paraît.
Pour certains, il faudrait introduire des référendums révocatoires, et des référendums d’initiative populaire, ou citoyenne. Mais le problème semble décidément bien plus vaste.
En fait, s’engager dans le Collectif citoyen, c’est l’occasion ou jamais de se poser des questions à ce sujet, de faire un peu avancer le schmilblick. Et faire cela, faire avancer la réflexion et surtout faire progresser les choses à ce niveau, les membres du Collectif citoyen, en dépit de leurs divergences de vue, d’appartenance, pensent tous que c’est indispensable.

Espace citoyen, des membres du collectif citoyen

 

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