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G7, France insoumise, et France tout court

Rue à Bassouès, Gers

Je suis tombé par hasard sur un drôle d’article, publié sur un drôle de site web intitulé : France Insoumise, de l’ambulance au corbillard. Le lire ainsi, sans préparation, sur le conseil d’un ami, m’a vaguement outré. Jolie petite plume que celle de l’auteur de cet article pourtant, qui, sans doute, regrettait de ne pas parvenir à s’employer et qui s’est rabattu sur ce qui lui paraissait correspondre le plus au modèle de gens, de chose à déplorer, de cible quoi, comme cela s’apprend si bien dans un certain petit monde, indispensable à son naturel déploiement. De fait, c’est le genre d’exercice impossible quand l’on prétend s’acoquiner avec la FI. Bref, l’occasion en tout cas de reprendre du service. Le style fait l’homme, c’est bien connu. On ne change pas de style même en cinquante ans, sur le temps d’une vie.
Bizarrement, la petite plume n’a pas raté son coup.

Le tableau qu’elle brosse de la FI, pourtant, j’adore. Il y est question de néo-babos qui réclament la retraite à cinquante ans et la fin du nucléaire, de libertaires.. Il serait également question de gens dont le QI est inversement proportionnel à la volonté de nuisance – et à la capacité de faire du bruit sur les réseaux. En soi, cela ne constitue pas une critique. A condition de considérer que la volonté de nuisance des militants de la FI est quasi nul, il y a de quoi se réjouir puisque cela signifie que ce sont les gens les plus intelligents qui soient. Il y est question d’obsédés. Encore quelqu’un qui confond obstiné et obsédé. Sans doute à cause d’une projection.

Jusqu’au ton désabusé qui évoque un corbillard, après l’ambulance. Eh oui, un corbillard ! C’est que c’est drôle un corbillard ! Songez aux films qui traitent de ce sujet grave : l’enterrement. La plupart du temps, l’enterrement y correspond au moment le plus drôle du film. Certains enterrements sont plus drôles que certains baptêmes. Pour tout dire, un enterrement est généralement plus drôle qu’un baptême. La raison en est simple. Un enterrement, ce sont souvent des problèmes en moins. Un baptême, c’est souvent un problème supplémentaire. Un couple y gagne quelquefois sa survie, mais quelle survie ! Bien sûr, lors d’un enterrement l’on perd une personne que l’on aime, en tout cas parfois, l’on est inconsolable. Mais voilà, quand on est plusieurs à être inconsolables, généralement, à force de ne rien comprendre, on est drôle, on dit des choses idiotes, on s’embrasse et on chante, on fait la fête.

Bref, une authentique image d’Épinal.

Cette plainte qui se veut acerbe, eh bien, elle m’a presque mise de bonne humeur. J’aime bien moi un parti qui ne ressemble à rien. À rien qu’on connaisse en tout cas. J’en ai côtoyé des partis, et bien, c’est fou comme les gens s’y prennent au sérieux et sont prodigieusement ennuyeux. Même les plus souriants, les moins arrogants. Tous ont les cheveux courts, souvent coupés en brosse. Le cas d’un mathématicien de LREM est un cas unique. Du reste, on n’en entend plus parler.

Un ramassis de punks à chien, voilà comment la FI est décrite par le ci-devant Ambroise. Les islamophobes y seraient la cible de critiques. Sans blague. Cherchez l’erreur. La seule explication, c’est qu’ Ambroise s’est gouré, il a confondu la FI et le FN, ou ce qui en tient lieu. Un peu comme, pendant la guerre 40, des nationalistes se sont engagés dans la résistance chez les communistes en espérant faire d’une pierre deux coups : se battre pour leur pays et transformer les communistes en grenouilles franchouillardes et capitalistes. Le quiproquo dure encore. Certains confondent encore gaullisme et communisme.

Pour le sieur de Rancourt, la FI n’aurait pas de structure intellectuelle et serait peuplée d’arrivistes. Il veut sans doute parler du manque d’autorité centrale capable d’imposer une politique, bref, de nommer, dégommer, décider à la place des autres, d’en faire de la choucroute. Ou alors il fait allusion au naturel qui permet de faire passer des idiots pour des gens intelligents. À la FI, je le concède, c’est l’inverse, ce sont des gens intelligents qui passent pour des idiots.

Si une structure fait défaut, c’est aux Français eux-mêmes, pas à la FI. Il y a bien le vieux comité des Forges, toujours en activité, un peu comme l’Etna, ou comme le Nyiragongo. Mais on ne peut guère parler à son sujet d’intelligence. Il s’agirait plutôt d’une sorte d’habitude. Il fait partie des organes économiques qui portent une part de responsabilité dans le déclenchement de la seconde guerre mondiale.
Il y a aussi la vieille garde colonialiste toujours prête à fondre sur n’importe quel lopin de terre du tiers-monde, comme sur la Cochinchine.

Et il y a le gigantesque appareil culturo-médiatique capable de masquer, de dissimuler tout ceci sous toutes sortes d’illusions, de truquer les élections, de mentir à tout propos, et que l’on assimile à tort à de la culture et même à la culture française contemporaine, dont les jugements, les critiques sont aussi inconsistants que possible. Pour ceux qui ne passent pas leur temps dans les livres, et il n’en manque pas, et même pour les autres, quand la télé leur présente un soi-disant génie, un savant, ou un philosophe, il n’est pas toujours facile de faire la part des choses, surtout quand un chanteur de charme ajoute son grain de sel et donne raison au crétin en question. Mais qu’ils se rassurent, c’est du show, c’est aussi faux que l’assertion selon laquelle la terre est carrée. Cet appareil n’en est pas à une contre-vérité près. Il y a longtemps qu’il est perdu de réputation. S’il fait illusion, c’est grâce à eux. Il n’est pas pire que la plupart des grands écrivains du passé. La culture, télévisée ou pas, sert avant tout à raconter des sornettes, à noyer le poisson. L’appareil médiatique a beaucoup de mal désormais à assumer ses dires et ses mensonges. Aussi doué soit-il. Il se bat comme un beau diable. Il accuse l’Internet. Mais il passe son temps à se contredire.

La FI qu’on rabroue, qu’on traîne en justice, qu’on calomnie, il est vrai, manque un peu de nerfs. Mais elle n’est pas à côté de la plaque comme on a un peu trop souvent tendance à le dire partout. Elle a probablement décidé de ne pas s’ennuyer à raconter des sottises, et c’est tant mieux. C’est plutôt une chance. Espérons que ça dure. La seule chose qui explique ses soi-disant échecs, reculs électoraux, c’est justement la propension des gens à croire les bêtises qu’on raconte dans les médias. Les médias sont payés pour dire des bêtises. Ils ne s’en sortiraient pas autrement. Pour tout dire un journal aurait le plus grand mal à paraître s’il ne disait pas des bêtises. C’est cela la liberté de la presse. Beaucoup de gens continuent à les prendre au sérieux. La bataille contre la débilité organisée est difficile. Tout ça alors que la planète part en fumée et plein d’autres choses. On dirait parfois qu’elle est perdue. Peut-être. Mais le plus important est de la mener, et de continuer à la mener.

Ruffin devrait faire un voyage, comme Mélenchon. Il passe de temps en temps à Bruxelles, mais je ne suis pas certain que cela l’aidât beaucoup à prendre un peu de hauteur. Il pourrait aller faire un tour en Inde et en Chine. Cela lui ferait du bien. S’il se rend au Népal, par contre, cela va encore attiser la rumeur de hippisme chère aux esprits chagrins. Sans les hippies, le Vietnam et les USA seraient toujours en guerre.

Sans doute, le G7 n’est-il pas sans rapport avec les doutes et le travail de lèche de la dernière chance de Monsieur je ne sais comment. Car on ne peut guère attribuer au hasard la génuflexion devant le pouvoir, la force que représente son petit exercice de style. Comment appelle-t-on le genre d’attitude qui consiste à épouser la révolte, et ensuite, à se confondre en excuses, à étaler ses doutes, et à se jeter aux pieds du pape ? Il s’agit d’une méchanceté. On est d’accord. Une stupide méchanceté. Bien inutile de surcroît, en tout cas à l’en croire, puisque, selon lui, la révolte est presque déjà condamnée. Il n’y a pas là de quoi fouetter un chat.

Sauf que ce n’est pas le corbillard de la FI auquel on a affaire, mais celui de la France tout court. Et que là, c’est moins drôle. C’est la France qui s’en va. Et le chef d’œuvre que je tente d’analyser l’atteste. L’énergie déployée à Biarritz par E. Macron pour tenter de se faire passer pour l’un des dirigeants du monde qui compte, aussi. On est tenté de croire le contraire, mais cette belle énergie est trompeuse. La vérité, est que ce G7 ne change rien à rien. Il n’y a pas une thématique abordée qui ne scellât pas encore un peu plus la fin d’une époque, d’un monde, sinon celle du monde.

Quelles y furent les principales thématiques abordées?

Taxation du GAFFA. Depuis quelques décennies, l’humanité vit grâce au World Wide Web. L’Internet est une révolution exceptionnelle. Nous sommes tous connectés. Nous pouvons comprendre et aimer ce qui se déroule à Lubumbashi ou à Hanoï, assister à un défilé à Los Angeles, écouter un rap martiniquais. On peut s’informer en temps réel, et s’apercevoir que ce qu’on nous raconte n’est pas souvent aussi objectif et raisonnable qu’on ne nous le dit. Mais tout ce que ces dirigeants ridicules qui servent à fourguer de l’argent à des milliardaires trouvent à faire, c’est à discréditer les GAFFA qui, eux, ont changé la réalité, ont réellement permis au monde d’évoluer. Ne seraient-ce pas plutôt les états, les institutions, qu’il faudrait changer ? C’est décevant. Je les aime bien les GAFFA. Privés souvent de job, de famille, ils sont un peu ma famille. Tandis que les gouvernements représentés au G7 fourguent des millions aux journaux qui relaient leurs théories monstrueuses et aux entreprises qui licencient, ils veulent taxer les GAFFA qui sont le seul moyen existant de les contredire et de conserver la tête hors de l’eau. C’est nul. C’est moche. Et se servir d’un jeune président pour tenter de faire passer cela pour une bonne nouvelle, c’est encore plus moche. Il est certain qu’on s’efforce de préparer une guerre et qu’on a besoin de brider l’Internet, d’imposer le silence à tout le monde de manière définitive. C’est affreux. Au lieu de déclarer que l’Internet doit demeurer libre, ouvert à tous, à toutes les différences.

On nous parle aussi des relations économiques entre la Chine et les U.S.A.. Mais rien ne perce, tout demeure confidentiel. Pour tout dire, on dirait presque qu’on cherche un moyen de faire pression sur la Chine pour qu’elle accepte sans broncher les sanctions américaines. Mais, évidemment, on ne le dit pas. Ce serait trop extraordinaire. Bref, on renoue avec la vieille politique de la canonnière, avec le commerce inégal, une vieille spécialité occidentale. Même si on ne le dit pas. On veut bien que les Chinois bossent, mais comme des coolies, pas comme des travailleurs normaux, et pas pour des Chinois, mais pour des patrons anglais, allemands, français, américains, comme au siècle passé. Rien de très réjouissant, quels que soient l’impact de la Chine par exemple sur la déforestation en Afrique ou ailleurs. Je signale en passant que cet impact n’est pas pire que celui des Occidentaux et des banques de Paris ou de Londres qui investissent dans les accaparements de terre massifs en Afrique et ailleurs. L’Occident a une sérieuse avance dans ce domaine.

Pas un journal ne relève ce genre de contradictions. Pas un commentaire qui ne serve pas d’encart publicitaire pourtant à un sommet plus que fâcheux comme il s’en réunit de plus en plus souvent. C’est cela, oui, parlons de Hong Kong et critiquons la F.I.., les lâches !

L’on a eu droit à un invité surprise : un ministre iranien. Mais que c’est drôle. Comme c’est surprenant. Il est sûr que, si une guerre éclate, on en imputera la faute à l’Iran, pour l’instant menacé par tous les dirigeants les plus débiles et parmi les plus puissants qui soient, par trois ou quatre puissances nucléaires à la fois. À part cela, l’Iran devrait, lui, se passer de l’arme nucléaire. On est en train de faire un pas de plus en direction de la troisième guerre mondiale.

Bref un sommet de cons. Et le contribuable français qui en assure les frais et qui en est en même temps une des cibles ne voit pas bien à quoi se raccrocher justement, à part à la guerre, pour sauver sa peau. C’est le moment de sortir les drapeaux. Peut-être qu’on vivrait mieux comme avant, sans Internet, se disent certainement certains. Sans Libé non plus. Avec le Figaro.

Bref, adieu oui, mais adieu la France, j’ai envie de dire : éternellement conne.

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Où va-t-on?

Travailleur en train de se reposer.

Concevoir un
programme politique n’est pas une mince affaire. Je ne vais pas en
faire tout un fromage. Mais c’est d’autant plus complexe, que, ce
qu’il nous faut, c’est un programme différent de ceux que les
partis traditionnels et même les autres ont l’habitude de faire.
Tout d’abord, il faut déterminer quel(s) but(s) est (sont) à
poursuivre. Ensuite, il faut définir les moyens qu’on est en
mesure d’utiliser, ou qu’il s’agirait d’utiliser pour
atteindre ce(s) but(s).
La plupart des programmes politiques
essaient d’imaginer des objectifs vaguement compatibles avec les
croyances politiques habituelles. Il s’agit pour eux de mettre
l’accent sur l’une ou l’autre croyance et d’orienter
l’électeur, l’internaute, le plouc quoi, de manière à
crédibiliser le plus possible les propositions qu’ils formulent.
La magie des élections sert même à rendre parfaitement crédibles,
bref souhaitables, des programmes totalement abjects, voire même
aberrants.
Or les grands objectifs qu’il s’agit de
poursuivre collectivement sont désormais hors d’atteinte par cette
manière de faire. Les programmes politiques existants tablent sur
une sorte de statu quo. Les politiciens, même les plus aguerris, ont
a l’air de croire que, pour que rien ne change, il suffit d’agir
sur des variables extérieures au système que l’on prétend
préserver. Ils n’ont pas d’autre alternative. Or lutter pour que
rien ne change, c’est
lutter pour que les mêmes causes qui sont en train de provoquer des
catastrophes continuent à agir et à fonctionner.

Bref les programmes
politiques existants provoquent des catastrophes en prétendant les
éviter. Il en est ainsi parce qu’ils sont largement imposés par
des individus et des structures surpuissantes qui ne voient dans le
bien commun qu’une formule servant à justifier des stratégies qui
leur permettent de s’enrichir à court terme. Ces individus
surpuissants se rencontrent par exemple lors de réunions
internationales comme à Davos. Ou ils font partie de groupes comme
le club du Bilderberg.
Tout est dans la présentation qui est
faite de leurs stratégies économiques en général par les partis
politiques qui ne trouvent rien d’autre à faire que se mettre à
leur service, et dans le flou intégral qui entoure les profits, les
injustices qu’elles permettent d’engendrer.
Des dispositifs
sont même utilisés pour imposer ces stratégies qui s’apparentent
à du chantage, à des coups de force. Ainsi, la crise de 2008
a-t-elle permis d’extorquer 800 milliards au trésor américain.
800 milliards qui sont en grande partie allés dans les poches des
plus riches.
Une toute autre stratégie politique aurait eu un
impact tout différent, mais, quoique nettement meilleure, elle
aurait très probablement provoqué des insurrections si elle avait
été mises en œuvre. C’est ce type de conséquence qu’Alexis
Tsipras a prétendu éviter au dernier moment, alors qu’il s’était
mis en mesure de pouvoir prendre la décision sans précédent
d’opter pour cette autre stratégie politique.

En 2008, il aurait
mieux fallu liquider les banques faillies, pas seulement l’une
d’entre elles, et aider une partie de la population à vivre sur un
pied différent, à changer progressivement de modèle de vie. On
aurait dû en profiter pour fermer des centrales nucléaires.

Changer de mode de
vie, rendre possible un autre type de rapport au travail, à la
société, réinsérer d’un coup une partie des exclus, partager le
travail, mettre au point de nouvelles logiques d’aide, pour que le
plus grand nombre trouve à nouveau leur place dans la société,
profiter de l’occasion pour mettre quelques grandes fortunes sur la
sellette, et pour imposer quelques réformes aux banques et aux
grandes entreprises, aurait dû être fait, ou, du moins, entrepris,
après 2008.
Il aurait aussi été souhaitable d’en profiter
pour mettre sur pied un programme de lutte contre la pollution des
mers, de l’air, de la nature et des sols. Sans parler de celle
des esprits auquel, en dépit de ses mérites, l’enseignement
lui-même contribue en classant, séparant, hiérarchisant les
élèves, en leur inculquant toutes sortes de préjugés, notamment
sur le travail, comme si travailler pour quelqu’un d’autre, pour
lui permettre d’amasser de l’argent à n’importe quel prix,
avait une quelconque valeur, ou sur la démocratie. Comme si le fait
d’avoir des Parlements représentait le nec plus ultra de la
politique.
Voilà le type de programme alternatif qu’il
aurait fallu mettre au point et appliquer. Ne pas l’avoir fait nous
expose aujourd’hui à des crises financières plus dévastatrices
que jamais, que les gouvernements en place sont en train de chercher
le moyen de maquiller, de dissimuler ou de nier à tout prix en
provoquant d’autres catastrophes, ou en leur inventant des causes
imaginaires. Il semble que la théorie du réchauffement climatique
fasse partie de ces mécanismes de dissimulation.
Bref, les
choses vont trop loin. C’est le cas depuis longtemps, mais les
conséquences des abus et des dérive à l’œuvre depuis longtemps
sont seulement maintenant sur le point, sinon d’éclater, du moins
de donner leur pleine mesure. Beaucoup parlent tout simplement de fin
du monde. Il est évident que si certains monstres d’orgueil et de
pouvoir sont confrontés à des échecs, ils pourraient bien tenter
le tout pour le tout et provoquer une crise d’une ampleur jamais
atteinte. Il est même possible qu’il ne soit même pas nécessaire
qu’ils se décarcassent pour provoquer une telle catastrophe. Que
se passera-t-il le jour où il fera 150 degrés Celsius en Australie
pendant tout un mois ? Ou quand, en Europe occidentale
elle-même, l’eau ne sera tout simplement plus potable à force
d’avoir laissé des multinationales en assumer seules la gestion,
et n’avoir rien fait pour affronter les problèmes existants, ayant
surtout consacré leur énergie à les nier et à empocher de
l’argent.

Quelle stratégie
politique, quel programme politique donc, seraient en mesure
d’affronter de telles menaces, de repousser une fin du monde
imminente , tout en permettant à chacun de s’épanouir. Il ne
s’agit pas bien sûr, quoique ce soit ce que certains ont en vue,
de généraliser les travaux forcés, de renouer avec l’expérience
des camps et des formes d’économie et de capitalisme de guerre.
Pour quoi faire, il serait temps de se poser la question ? Pour
éviter de se faire écraser et mettre au travail par les Chinois ?
C’est une menace que ne manquent pas d’agiter les nombreux
dirigeants occidentaux qui ne voient plus d’autre solution de plus
en plus qu’une sorte d’esclavage, ou la guerre, en principe
d’abord par procuration, et contre des puissances moyennes, mais,
forcément aussi, contre des grandes puissances et de manière
déclarée, et, en fait, les deux. 
Construire des
méga-prisons, enfermer toutes sortes de catégories de personnes,
séparer parents et enfants, provoquer des guerres dans des petits
pays, et armer d’autres petits pays pour les rendre totalement
monstrueuses, limiter les libertés, surveiller Internet et toute la
population grâce à Internet, sous prétexte de l’accabler de
publicités, adaptées à ses goûts et préférences,
telles sont les logiques en
vigueur. Toute politique qui critique ce type d’objectifs, ou les
mesures prises qui convergent vers ces objectifs, bref les politiques
dites sociales, ou écologistes, sont traitées en ennemies ou
instrumentalisées.

Il
s’agit aussi de convaincre de voir
les choses autrement des
masses que d’énormes moyens de pression, qu’une propagande
organisée convainquent pour l’instant du contraire, et qu’ils
continueront à duper jusqu’au dernier moment, un peu comme, à
la fin de la seconde guerre mondiale, Hitler
dans son bunker continuait à donner des ordres aberrants à ses
généraux qui continuaient à lui obéir.
Que
dire de plus sans écrire tout un essai sur la question ? Il
nous fait élaborer un programme capable de dire stop à
d’effroyables
dérives.
Il nous faut le construire et le mettre en œuvre. C’est notre
seule chance de survie. Et, en tout cas, pour 99 % des gens,
pour les ploucs que nous sommes, notre seul espoir de sauvegarder nos
espérances et notre droit au bonheur, et, pour beaucoup, même,
leur chance d’y accéder.

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Que faire au second tour? S’abstenir ou choisir entre les deux candidats?

 

Qui choisir? C’est complexe. Il est difficile de trouver un raisonnement imparable. Continuer la lecture de Que faire au second tour? S’abstenir ou choisir entre les deux candidats?

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Débat télévisé avec Jean-Luc Mélenchon et Nathalie Arthaud.

On n’est pas couché, avec Jean-Luc Mélenchon et Nathalie Arthaud. 11 mars 2017. Débat télévisé intéressant. Belle émission. Pas vu le temps passer. Continuer la lecture de Débat télévisé avec Jean-Luc Mélenchon et Nathalie Arthaud.

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ACCORD DE LA SAINT-SYLVESTRE EN R.D.C.

On parle beaucoup de la Syrie, mais assez peu du Congo. Pourtant, au Congo, la situation est très compliquée aussi. Sur un plan, elle est même pire qu’en Syrie. Continuer la lecture de ACCORD DE LA SAINT-SYLVESTRE EN R.D.C.

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Propagande de gauche et interventionnisme

J. Bricmont a écrit récemment une lettre ouverte aux activistes des droits de l’homme qui en ont appelé à l’ONU pour empêcher l’armée syrienne et ses alliés russes de reprendre entièrement la ville d’Alep aux milices qui l’occupaient en partie jusqu’à la fin 2016. Continuer la lecture de Propagande de gauche et interventionnisme

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Les mensonges des médias concernant la situation en Syrie

ll faut se rendre à l’évidence, la presse dite « libre » ne ment plus aussi bien qu’auparavant. Elle semble avant tout affectée d’une sorte de myopie que même des lunettes dotées de verres aussi épais que les lentilles du télescope du mont Palomar ne parviendraient pas à corriger. Continuer la lecture de Les mensonges des médias concernant la situation en Syrie

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La fourmi et la cigale

La fourmi ayant accumulé trop de richesses, et les autres insectes n’ayant plus de travail à cause d’une formidable pénurie, craignait pour sa vie. Méfiante à l’égard de tous, se cherchant une alliée, et pour tenter en même temps de percer à jour ses intentions, elle alla demander conseil à la cigale sa voisine.

« Je ne sais que faire », dit la fourmi
« Mes trésors, sont-ils en danger?
« La nature est exsangue, les mers sont polluées,
« Les matériaux dont je me servais en abondance sont devenus introuvables.
« Je ne suis pas ruinée, parce que j’ai accumulé beaucoup de biens,
« Mais je vis dans l’angoisse, j’ai peur qu’on ne me prenne ce que j’ai. Personne n’a plus de travail, et tout le monde a besoin de se nourrir, la tentation des bêtes est compréhensible.

« Vous travailliez, vous n’avez jamais cessé de travailler
« Vous bossiez toute la journée
« Formidable, quel courage!», répondit la cigale.
« Mais vous n’avez pas réfléchi à grand-chose.
« Il n’y a même plus d’arbres autour de vous, d’herbe. Plus rien ne pousse. »

« J’ai besoin de m’en prendre à d’autres pour me tirer d’affaires, d’inventer des crimes qui n’existent pas et d’accuser tout le monde pour me débarrasser de ceux dont je crains la vengeance », expliqua encore la fourmi.

« Alors qu’il serait plus facile de partager, et de vous entendre avec les autres. Tout le monde vous en saurait gré, » rétorqua la cigale.

« Certes, mais cela ne changerait pas grand chose. Personne n’a plus rien à faire. Mes petites réserves une fois partagées, nous ne mettrions pas longtemps à mourir tous de faim », renchérit la fourmi.

« Mais non, pourquoi, il y a plein de choses à faire. Il suffit de rendre ce monde à nouveau habitable. Vous empêchez tout le monde de faire quoi que ce soit, simplement parce que vous, vous ne pouvez pas faire ce que vous avez l’habitude de faire en faisant travailler les autres: de l’argent.
« Si vous ne vous en preniez pas à tout le monde, les gens finiraient peut-être par s’organiser pour faire autre chose que des voitures, des ordinateurs, des tracteurs.
« Il y a mille choses à faire.
« Vous êtes des centaines dans le même cas. Vous ne savez que faire, alors vous payez des insectes pour faire la guerre aux autres et pour éloigner de vous le danger.
« Je vous répète: partagez! Contentez-vous de produire à une autre échelle, sans songer à accumuler d’énormes profits, sans piller ce qui appartient à d’autres. Il faut nettoyer les cours d’eau, assainir, réhabiliter toute la nature.
« Il y a des coins sur cette planète où les bébés cigales jouent à côté de terrils plein de déchets toxiques, nagent dans des fleuves pleins de pétrole, ou même jouent avec des débris de centrales nucléaires. On ne sait même plus s’il s’agit de fourmis ou de cigales. On les appelle des fougales.
« En attendant, partagez avec moi les denrées de mon petit potager. Vous ne vous nourrissez plus que de boites de conserve. Vous finirez par perdre tout appétit.

« Par chance, vous avez quelques centimètres carrés à vous », répondit encore la fourmi. L’état, autrement dit moi, la fourmi, ne vous a pas tout pris.

« Dans votre grand jardin, vous pourriez faire pousser de quoi nourrir toute la contrée », dit encore la cigale.
« Mais il faudra le dépolluer. Il est rempli de ferraille et vos petites pattes pataugent dans la poussière de plomb et baignent dans le pétrole » ..
« Prenez à cœur de réhabiliter le sols que vous avez laissé se dégrader.
« Je vous apprendrai à faire pousser des radis, des fraises, des chicons, des carottes, sans utiliser un tracteur de trois tonnes…

La fourmi rentra chez elle réconfortée, et ayant, pour une fois, bien mangé. Ainsi, en partageant, évite-t-on bien des désagréments, et même parfois des guerres, qu’on déclare le plus souvent soi-même, dans le seul but de préserver ce qu’on a en grande partie volé.

Monument au travail. Sculptures de Constantin Meunier. Quai aux yachts, Bruxelles.
Monument au travail. Sculptures de Constantin Meunier.
Quai aux yachts, Bruxelles.